- Ne pas mettre la science en pratique ; en effet, le fait d’agir selon elle conduit à la rappeler constamment, à la méditer, à l’observer et à y réfléchir, tandis que celui qui néglige de la traduire en actes finit par l’oublier.
L’un des pieux prédécesseurs disait : « Nous avions recours à la mise en pratique pour nous aider à mémoriser la science. » (1)
Un autre affirmait également : « La science appelle l’action ; si l’action répond, elle s’installe, sinon elle s’en va. »
Ainsi, la pratiquer est l’une des plus grandes causes de sa préservation et de sa stabilité ; la délaisser, c’est la perdre. Jamais la science n’a été attirée ni retenue par quoi que ce soit d’aussi efficace que l’action. Allah, le Très-Haut, dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et croyez en Son Messager ; Il vous accordera une double part de Sa miséricorde et Il vous donnera une lumière avec laquelle vous marcherez. » [Al-Hadîd : 28]
Quant à Sa parole : « Craignez Allah, et Allah vous enseigne. » [Al-Baqarah : 282], elle ne relève pas du même registre ; il s’agit de deux propositions indépendantes : l’impérative, « Craignez Allah », et l’énonciative, « et Allah vous enseigne », c’est-à-dire : « Par Allah, Il vous enseignera ce dont vous devez vous prémunir. » Ce n’est pas là la conséquence de l’ordre ; si l’idée avait été de formuler une rétribution, le verbe serait venu au jussif, dépourvu de la conjonction wa : on aurait alors dit : « Craignez Allah, Il vous enseignera » ou : « Si vous Le craignez, Il vous enseignera », comme dans : « Si vous craignez Allah, Il vous accordera un discernement. » [Al-Anfâl : 29] – méditez-le donc ! (2)
144ᵉ point : Allah, glorifié soit-Il, a nié l’égalité entre le savant et celui qui ne l’est pas, tout comme Il l’a niée entre le mauvais et le bon, entre l’aveugle et le voyant,