Cela relève du même genre que les exégèses des Qarmates, des bāṭinites et des extrémistes ismaïliens, qui tordent les versets coraniques pour les faire correspondre à leurs doctrines fallacieuses ; il en va de même de l’interprétation qu’en donnent les jahmites, les muʿtazilites et les râfidites, lorsqu’ils appliquent les versets à leurs propos erronés (1). Le Coran est innocent de tout cela, entièrement préservé de ces absurdités et de ces divagations.
Nous avons déjà, ailleurs, réfuté l’interprétation que les logiciens ont donnée du verset qui nous occupe – ainsi que d’un autre verset – sous de multiples angles, démontrant sa fausseté du point de vue de la raison, de la Loi révélée, de la langue et de l’usage, et montrant que la Parole d’Allah est bien trop élevée pour qu’on la plie à de telles élucubrations (2). Qu’Allah nous accorde la réussite.
L’objectif est à présent d’exposer les six causes qui privent l’homme de la science :
- La première : négliger de poser des questions.
- La deuxième : écouter sans attention et ne pas prêter réellement l’oreille.
- La troisième : mal comprendre.
- La quatrième : ne pas mémoriser.
- La cinquième : ne pas diffuser ni enseigner la science ; car quiconque thésaurise son savoir sans le propager ni l’enseigner, Allah l’éprouve en le lui faisant oublier et en le lui retirant : une sanction de même nature que son acte. L’expérience sensible et la réalité en témoignent.