ou même de l’affrontement (1).
Quiconque médite l’appel lancé par le Coran constatera qu’il embrasse chacune de ces catégories sans exception, ainsi que le Très-Haut le dit : « Appelle au chemin de ton Seigneur par la sagesse, la bonne exhortation et discute avec eux de la manière la plus belle » (an-Naḥl, 16 : 125). Voilà ceux que l’on convie par la parole.
Quant aux gens du combat, ce sont ceux qu’Allah a ordonné de combattre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fitna et que la religion soit entièrement vouée à Allah.
S’agissant enfin de celui qui a expliqué le verset en affirmant que l’expression « pour qui possède un cœur » désigne l’homme qui, grâce à sa nature première, se passe de la science du logicisme — parce qu’il est soutenu par une force spirituelle qui lui fait atteindre aussitôt le moyen terme —, si bien que, par la perfection de sa disposition innée, il n’a nul besoin d’observer les règles du syllogisme ; et que l’expression « prête l’oreille tout en étant présent » viserait celui qui ne dispose pas de cette force, de sorte qu’il doit apprendre la logique pour que, en la respectant et en y prêtant attention, il ne s’égare pas dans sa pensée ; et qui, de surcroît, interprète « Appelle au chemin de ton Seigneur par la sagesse » comme le syllogisme démonstratif, « et par la bonne exhortation » comme le syllogisme rhétorique, et « et discute avec eux de la manière la plus belle » comme le syllogisme dialectique : tout cela ne figure ni dans les exégèses des Compagnons, ni dans celles des Successeurs, ni chez aucun imam de l’exégèse, pas même, en vérité, dans les commentaires des musulmans. Il s’agit là d’une altération de la Parole d’Allah et d’une tentative de la plier à la terminologie des logiciens, dont la part de raison comme de foi est bien maigre (2).