et la seconde : celui qui prête l’oreille, demeure présent à son cœur et ne s’en absente point ; son cœur est donc éveillé, témoin, non distrait.
C’est là – et Allah est plus savant – le secret de l’emploi de « ou » (aw) et non de la conjonction « et », car ceux qui tirent profit des signes se répartissent en deux catégories.
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La première est celle de l’homme au cœur réceptif et pur ; une légère admonition lui suffit pour se laisser guider. Il n’a nul besoin d’aller chercher son cœur, de le rendre présent ni de le rassembler des lieux où il se disperse : son cœur est déjà vigilant, disponible pour la guidance et ne s’en détourne pas. Il ne lui manque donc qu’une chose : que la guidance lui parvienne, tant sa préparation est parfaite et sa disposition naturelle saine. Dès qu’elle l’atteint, son cœur se hâte de l’accueillir comme si elle y était déjà inscrite ; il en avait perçu la vérité de façon globale, et la révélation n’est venue que détailler ce dont son cœur avait déjà attesté en résumé. Tel est l’état le plus accompli dans la réponse à l’appel des messagers, et c’est celui d’Abû Bakr as-Ṣiddîq, qu’Allah l’agrée.
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La seconde catégorie réunit ceux qui ne possèdent pas cette disposition et cette réceptivité. Lorsque la guidance leur parvient, ils lui prêtent l’oreille, rendent leur cœur présent et concentrent leur pensée sur elle ; par la réflexion et le raisonnement, ils en reconnaissent la véracité et la beauté. C’est la voie de la majorité de ceux qui répondent ; pour eux, les paraboles ont été diversifiées, les preuves établies, les objections formulées et leurs réponses données.
Les premiers sont conviés par la sagesse, les seconds par la bonne exhortation ; tels sont les deux types de personnes qui répondent.
Quant aux contradicteurs qui repoussent la vérité (1), ils se divisent en deux groupes : le premier est invité par la controverse la plus bienveillante ; s’il répond, tant mieux, sinon vient alors la confrontation. Pour ceux-là, la discussion demeure incontournable.