- Bien comprendre ;
- Mémoriser ;
- Enseigner ;
- — qui en est le fruit — mettre la science en pratique et en respecter les limites.
Certains sont privés de cette grâce faute de bien interroger : soit qu’ils ne posent jamais de questions, soit qu’ils en posent sur des points secondaires alors que d’autres, plus essentiels pour eux, les concernent davantage. C’est le cas de celui qui s’enquiert de détails superflus dont l’ignorance ne nuit pas, et délaisse ce qu’il ne saurait se dispenser de connaître. Tel est l’état de nombre de pseudo-savants ignares (1).
D’autres en sont privés pour défaut d’écoute : la parole et la controverse leur paraissent plus agréables qu’une écoute attentive (2). Il s’agit là d’un mal caché (3) qui ronge la plupart de ceux qui recherchent la science ; il les empêche de progresser, même s’ils possèdent une bonne compréhension.
Ibn ʿAbd al-Barr rapporte d’un des Pieux Prédécesseurs qu’il disait : « Celui qui comprend bien mais écoute mal, son bien ne prévaudra pas sur son mal. » (4)
ʿAbd Allâh ibn Aḥmad mentionne, dans son ouvrage Al-ʿIlal (5) : « ʿUrwa ibn