Al-Aʿmash a dit : « Lorsque je vois un vieillard qui ne rapporte rien du hadith, j’ai envie de le gifler. » (1)
Abû Muʿâwiya rapporta : « J’ai entendu al-Aʿmash dire : “Quiconque ne recherche pas le hadith, j’ai envie de le frapper avec ma sandale.” » (2)
ʿAththâm ibn ʿAlî déclara : « J’ai entendu al-Aʿmash dire : “Si tu vois un vieillard qui ne récite pas le Coran et n’écrit pas les hadiths, gifle-le, car il fait partie des ‘cheikhs de la qamrâʾ’. ” » (3) Abû Ṣâliḥ (4) raconte : « J’ai demandé à Abû Jaʿfar : “Qui sont les cheikhs de la qamrâʾ ?” — “Ce sont de vieux matérialistes (5), répondit-il, qui se réunissent les nuits de pleine lune pour évoquer les faits et gestes des gens, alors qu’aucun d’eux ne sait même se purifier pour la prière.” (6)
Sufyân al-Thawrî, quand il voyait un vieillard qui n’écrivait pas le hadith, disait : « Qu’Allah ne te récompense d’aucun bien au nom de l’islam ! » (7)
(1) Rapporté par al-Khatib, Tariqh Bagdad, t. 9, p. 6.
(2) Rapporté par al-Khatib, Sharaf Ashab al-Hadith, p. 319.
(3) Variante du ms. T : «faṣfaʿ-hu». Les deux lectures sont acceptables. Le terme ṣafʿ désigne le fait de frapper la nuque d’une main ouverte ; c’est un vocable post-classique. Voir l’étude originale dans Mawsuʿat al-ʿadhab d’al-Shalji, t. 2, p. 159-216, ainsi que son commentaire sur al-Faraj baʿd al-shidda de Tanukhi, t. 3, p. 189.
(4) Al-Tarsousi et son maître Abou Jaʿfar Muhammad b. ʿUqba figurent parmi les transmetteurs de cette chaîne.
(5) Le terme duhriyy : avec ḍamma sur le dāl, il signifie «vieillard» ; avec fatḥa, «athée». Cf. al-Sihah.
(6) Rapporté par al-Ramhurmuzi, al-Muhaddith al-Fasil, p. 204, et par al-Khatib, Sharaf Ashab al-Hadith, p. 142.
(7) Rapporté par Abou Nuʿaym, al-Hilya, t. 6, p. 365 ; al-Khatib, Sharaf Ashab al-Hadith, p. 141 ; al-Harawi, Dhamm al-Kalam, n° 907, et d’autres. Le récit n’apparaît pas dans les mss. D, Q, T.