Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Pour ma part, j’étais aux côtés d’al-Ṭabarânî et je partageai la même allégresse que lui pour ce hadith, ou à peu près.

Al-Muzanî rapporte : « J’ai entendu l’imâm ash-Shâfiʿî dire : “Celui qui apprend le Coran voit sa valeur grandir ; celui qui se consacre à la jurisprudence accroît son prestige ; celui qui étudie la langue affine son tempérament ; celui qui se forme au calcul mûrit son jugement ; celui qui consigne les hadith fortifie son argumentation ; et celui qui ne préserve pas sa propre personne, son savoir ne lui sera d’aucune utilité.” » (1)

Cette parole est transmise d’ash-Shâfiʿî par plusieurs voies (2).

Sufyân ath-Thawrî a dit : « Quiconque désire la vie d’ici-bas aussi bien que l’au-delà doit rechercher la science. »

ʿAbd Allâh ibn Dâwûd rapporte : « J’ai entendu Sufyân ath-Thawrî dire : “La science du hadith est une noblesse ; celui qui la poursuit pour la vie d’ici-bas y trouvera son compte, et celui qui la poursuit pour l’au-delà y trouvera également son compte.” » (3)

An-Naḍr ibn Shumayl disait : « Quiconque veut s’ennoblir dans ce monde et dans l’au-delà qu’il apprenne la science ; il suffit au bonheur d’un homme qu’on ait confiance en lui dans la religion d’Allah et qu’il serve d’intermédiaire entre Allah et Ses serviteurs. » (4)

(1) Rapporté par al-Bayhaqi, Manaqib al-Shafi‘i, 1/282, et al-Madkhal, p. 511 ; par al-Khatib al-Baghdadi, Tarikh Baghdad, 7/276, ainsi que dans al-Faqih wa-l-Mutafaqqih, 1/151 ; et par Ibn ‘Asakir, Tarikh Dimashq, 13/3. (2) Transmis notamment par al-Rabi‘ b. Sulayman, Yunus b. ‘Abd al-A‘la et d’autres ; cf. Tarikh Baghdad, 11/6, et Tarikh Dimashq, 13/95 et 51/409. (3) Rapporté par al-Bayhaqi, Shu‘ab al-Iman, 15/158 ; Abū Nu‘aym, Hilyat al-Awliyaʾ, 6/366 ; al-Khatib al-Baghdadi, Sharaf Ashab al-Hadith, p. 131. (4) Tarikh al-Islam, 5/208. La fin est également transmise comme parole prophétique (marfu‘) dans un hadith non authentique ; voir al-Mizan, 2/605.
وكنتُ الطبراني، وفرحتُ مثل الفرح الذي فرح به الطبراني لأجل الحديث. أو كما قال. وقال المزني: سمعتُ الشافعيَّ يقول: «من تعلَّمَ القرآنَ عَظُمَت قيمتُه، ومن نظر في الفقه نَبُلَ مقدارُه، ومن تعلَّم اللغةَ رَقَّ طبعُه، ومن تعلَّم الحسابَ جَزُل رأيُه، ومن كتب الحديثَ قَوِيَت حُجَّتُه، ومن لم يَصُنْ نفسَه لم ينفعه علمُه» (١). وقد رُوِي هذا الكلامُ عن الشافعيِّ من وجوهٍ متعدِّدة (٢). وقال سفيان الثوري: «من أراد الدنيا والآخرة فعليه بطلب العلم». وقال عبد الله بن داود: سمعت سفيان الثوري يقول: «إنَّ هذا الحديثَ عِزٌّ، فمن أراد به الدنيا وجدها، ومن أراد به الآخرةَ وجدها» (٣). وقال النضر بن شُمَيْل: «من أراد أن يَشْرُفَ في الدنيا والآخرة فليتعلَّم العلم، وكفى بالمرء سعادةً أن يوثقَ به في دين الله، ويكونَ بين الله وبين عباده» (٤).
(١) أخرجه البيهقي في «مناقب الشافعي» (١/ ٢٨٢)، و «المدخل» (٥١١)، والخطيب في «تاريخ بغداد» (٧/ ٢٧٦)، و «الفقيه والمتفقه» (١/ ١٥١)، وابن عساكر في «تاريخ دمشق» (١٣/ ٣). (٢) من رواية الربيع بن سليمان، ويونس بن عبد الأعلى، وغيرهما. انظر: «تاريخ بغداد» (١١/ ٦)، و «تاريخ دمشق» (١٣/ ٩٥، ٥١/ ٤٠٩). (٣) أخرجه البيهقي في «الشعب» (١٥/ ١٥٨)، وأبو نعيم في «الحلية» (٦/ ٣٦٦)، والخطيب في «شرف أصحاب الحديث» (١٣١). (٤) «تاريخ الإسلام» (٥/ ٢٠٨). ورُوِي آخره مرفوعًا في حديثٍ لا يصح. انظر: «الميزان» (٢/ ٦٠٥).

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