Dans la marge intérieure (ṭurra), il notait le mot « faṣl » (« section ») en regard des passages correspondants dans l’ouvrage.
Il attirait parfois l’attention sur des passages jugés importants ; ainsi, au folio Q : 22/b, il écrivit dans la marge, en face de la mention par l’auteur du titre de l’ouvrage : « Arrête-toi sur le titre du livre ».
Parmi ses attentions figure également le fait d’inscrire, sous la dernière ligne de chaque folio, le premier mot du folio suivant, afin d’éviter toute confusion dans l’ordre des feuillets ; les copistes appellent cette pratique les taʿqībāt (1).
Il est vraisemblable que la présente copie ait été transcrite d’après l’exemplaire d’Ibn Bardas (D), puis collationnée sur l’exemplaire de l’auteur. Observe comment le copiste a reproduit, mot pour mot, la dernière colophon qu’Ibn Bardas avait apposée sur l’exemplaire (D), en remplaçant seulement son nom par le sien et la date de copie par la sienne ; l’on ne trouve rien de tel dans mes exemplaires (T) et (Y). Quant au colophon contenant l’éloge de l’ouvrage, il est fort probable, comme on l’a déjà indiqué, qu’il provienne de l’original de l’auteur. Relève encore les corrections et additions que les deux copies ont en commun, et remarque combien le copiste de (Q) s’est laissé guider par les lectures d’Ibn Bardas pour de nombreux termes difficiles, à la différence du copiste de (T). Ajoute à cela que la copie (D) est plus ancienne et que leurs détenteurs résidaient dans des quartiers proches.
Le manuscrit porte plusieurs marques de possession ; la plus ancienne, inscrite sur la première page sous le titre de l’ouvrage, se lit ainsi : « Pendant le tour de garde du pauvre serviteur Aḥmad Khûrsajî (sic) Arnût — peut-être : Arnaout —, année 1191. »