de la communauté pour être l’objet de blâmes et de critiques, tels que les chefs de l’innovation et tous ceux qui leur ressemblent parmi les personnes soupçonnées au regard de la religion ; ceux-là ne sont nullement considérés par la communauté comme faisant partie des dépositaires de la science.
Ainsi, nul n’a porté la science du Messager d’Allah ﷺ si ce n’est un homme intègre (ʿadl). Il arrive cependant que l’on se méprenne sur la portée de cette intégrité : certains pensent qu’est intègre celui qui n’a jamais commis de péché. Il n’en est rien. L’intègre est celui à qui l’on peut confier la religion, quand bien même aurait-il commis une faute dont il s’est ensuite repenti devant Allah. Pareille faute ne contredit ni son intégrité, ni sa foi, ni sa fidélité à Allah.
Section
Ce hadith possède de nombreuses chaînes de transmission :
- Parmi elles : celle rapportée par Ibn ʿAdî (1) d’après Mûsâ ibn Ismâʿîl ibn Mûsâ ibn Jaʿfar, d’après son père, d’après son grand-père Jaʿfar ibn Muhammad, d’après son père, d’après ʿAlî, d’après le Prophète ﷺ.
- Puis celle qu’a transmise al-ʿAwwâm ibn Hawshab, d’après Shahr ibn Hawshab, d’après Muʿâdh, d’après le Prophète ﷺ, mentionnée par al-Khatîb (2) et d’autres.
- Et celle encore rapportée par Ibn ʿAdî (3) selon la voie de Layth ibn Saʿd, d’après Yazîd ibn Abî Ḥabîb, d’après Sâlim, d’après Ibn ʿUmar, d’après le Prophète ﷺ.