plutôt qu’à eux, car ils y avaient un plus grand droit et en étaient les véritables dépositaires ; et Allah sait mieux où Il place Sa guidée (1) et Il la réserve à qui Il veut.
De plus, ce verset recèle une indication et une bonne nouvelle quant à sa préservation : il ne sera jamais perdu. Même si ceux-ci le négligent et le rejettent, il se trouvera un autre peuple pour l’accueillir, le conserver, veiller sur lui et le défendre. Leur reniement ne l’anéantira pas, ne l’effacera pas et ne lui nuira en rien, car il possède d’autres gens, plus dignes qu’eux, pour en être les gardiens.
Médite la noblesse et la majesté de ce sens, l’exhortation qu’il renferme pour Ses serviteurs croyants à se hâter vers lui et à l’accepter sans tarder ; remarque aussi le rappel de l’amour qu’Allah leur porte et de la préférence qu’Il leur accorde, par cette grâce, sur Ses ennemis infidèles, ainsi que le mépris et la déconsidération qui frappent ces derniers, l’indifférence et le peu d’importance (2) qu’on leur accorde. Car, même si vous n’y croyez pas, Mes serviteurs croyants, chargés de le garder, sont nombreux, autres que vous. C’est ainsi que le Très-Haut a dit :
« Dis : “Croyez-y ou n’y croyez pas ; ceux qui ont reçu la science avant lui, quand on le leur récite, tombent, le menton contre terre, prosternés (107) ; ils disent : ‘Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s’est bel et bien accomplie.’ (108) ; et ils tombent, le menton contre terre, en pleurant, et cela ne fait qu’accroître leur humilité.” » ⦗al-Isrâ’ : 107-109⦘.
Imaginons qu’un roi possède des serviteurs : certains se sont rebellés contre lui, ont désobéi à son ordre et n’ont prêté aucune attention à son pacte, tandis que d’autres l’écoutent, lui obéissent et accueillent favorablement ses directives. Se tournant vers ces derniers, il leur dit : « Si ceux-là se montrent ingrats envers Mon bienfait, désobéissent à Mon ordre et négligent Mon pacte, j’ai d’autres serviteurs — c’est vous — qui exécutez Mon ordre, préservez Mon pacte et acquittez Mon droit. » Alors, ses serviteurs