Il veillait aussi à inscrire, dans les marges, les formules attestant la collation, comme on le voit aux folios 4a, 6b, 14b, 15b, 25a, 28a, 29a et 36a. Puis il cessa de les noter jusqu’au folio 167b : aurait-il collationné tout ce qui se trouve entre-temps en une seule séance ? Par la suite, il ne les inscrivit plus que deux fois, aux folios 200b et 241.
Autre indice de son soin minutieux : lorsqu’un mot mal calligraphié dans le texte principal ne lui convenait pas, il le récrivait en face, dans la marge, en plaçant au-dessus le terme « bayān » (explication), comme on l’observe aux folios 4b, 18b, 31a, 34b, 37b, et ainsi jusqu’à la fin de l’ouvrage.
Lorsqu’il se trompait, il biffait l’erreur d’un trait léger.
Il s’appliquait à reproduire l’orthographe des mots difficiles exactement telle qu’elle figurait dans l’exemplaire copié, de sorte que leur lecture reste indécise et que la graphie puisse se prêter à d’autres vocalisations, à l’instar de la méthode d’Ibn Bardas ; ce dernier, toutefois, se montre plus précis encore dans la graphie et plus assidu.
Il arrive qu’il tente d’en proposer la lecture, mais à contre-sens.
Son regard saute, çà et là, quelques lignes : certaines phrases lui échappent ainsi et il omet de les rétablir lors de la collation.
Lorsqu’il bute sur un mot, il le reproduit parfois dans la marge, en face de l’emplacement concerné, et inscrit au-dessus : « kadhā » (« ainsi »).
Parmi ses habitudes figure également le tracé d’un trait horizontal au-dessus des débuts de sections – ou d’éléments analogues sur lesquels il souhaite attirer l’attention du lecteur (1) – ; il transcrit alors ces mots en caractères plus épais, avant de poursuivre en écriture fine