et n’y trouva là-bas que privation ;
Il revint donc bredouille et perdant,
se mordant les doigts, confus et plein de remords ;
sa vie s’était égarée en vaines espérances,
et il vit sa légèreté sur la Balance (1).
Tout engouement passionnel des âmes pour un tel rang relève plutôt de l’ignorance que d’une science dont l’étude serait un devoir communautaire ou individuel.
Voyez ash-Shâfiʿî, Ahmad et l’ensemble des imams de l’islam avec leurs écrits, les maîtres de la langue arabe (2) et leurs ouvrages, les grands exégètes et leurs travaux : quiconque les consulte constatera-t-il qu’ils s’y conforment aux règles et aux schémas de la logique grecque ? Leur savoir a-t-il été moindre pour s’en être passés ? Bien au contraire : leur stature et leur lucidité étaient trop élevées pour qu’ils encombrent leur pensée des divagations des logiciens.
La logique n’est jamais entrée dans une science sans la corrompre, en bouleverser les structures et en troubler les fondements (3).
Certains soutiennent encore que les disciplines de la langue arabe — morphologie, grammaire, lexicologie, sciences des sens, rhétorique et assimilées — constituent un devoir communautaire, puisque la compréhension de la parole d’Allah et de Son Messager en dépend.