et qui reconnaît ses fautes et ses manquements, se jugeant défaillant en paroles comme en actes : Aḥmad b. Muḥammad, surnommé as-Ṣaʿīdī, originaire de La Mecque et de rite hanbalite – qu’Allah lui fasse miséricorde. L’achèvement eut lieu le 22 du mois sacré d’Allah, le noble mois de Rajab, en l’an 841 H de l’Hégire. Allah nous suffit, quel excellent garant ; il n’est de puissance ni de force si ce n’est par Allah, le Très-Haut, le Tout-Puissant.
Dans la marge de la conclusion, d’une main non vocalisée, on lit : « Collation effectuée dans la mesure du possible ; louange et grâce à Allah. » Puis, juste au-dessous, d’une écriture plus nette et entièrement vocalisée : « Collation et correction accomplies sur un exemplaire rédigé de la main de l’auteur, autant que l’effort et les moyens l’ont permis. »
Il apparaît que ces deux mentions proviennent toutes deux du copiste : il confronta d’abord sa copie à l’exemplaire qu’il reproduisait, puis, après avoir consulté un manuscrit de l’auteur, collationna de nouveau l’ouvrage sur celui-ci (1).
Les indices de cette révision ressortent sur l’ensemble des feuillets : corrections scellées du sigle « ṣaḥḥ », ajouts en marge, restitution d’omissions – pas une page n’en est exempte.
Ainsi, au folio 3b, le copiste trouva un blanc dans la source qu’il transcrivait ; estimant la lacune à quelques mots, il laissa un espace équivalent et nota dans la marge : « blanc ». Lorsqu’il confronta ensuite sa copie avec celle de l’auteur, il constata que le passage omis était plus long qu’il ne l’avait cru ; il l’inséra alors à l’endroit voulu en caractères menue, puis compléta le reste dans la marge.