de la validité de la foi du fidèle qui se contente de l’imitation. Or tout cela n’est que divagation et tâtonnement : il n’existe d’obligation que celle qu’Allah et Son Messager ont instituée (1).
Gloire à Allah ! A-t-Il donc prescrit à chaque musulman d’être à la fois médecin, barbier-cuppeur, comptable, ingénieur, ou encore tisserand, agriculteur (2), menuisier ou tailleur ?
En vérité, l’obligation communautaire est, quant à son rattachement à l’ensemble des personnes légalement responsables, semblable à l’obligation individuelle ; elle ne s’en distingue que par le fait qu’elle s’éteint dès qu’une partie seulement l’assume (3).
D’après la thèse de cet auteur, Allah aurait donc imposé à chacun l’ensemble de ces métiers et de ces sciences ; aucun ne serait obligatoire pour tel individu plutôt que pour tel autre : leur caractère contraignant concerne indistinctement tout le monde. Il faudrait donc que chacun soit, simultanément, comptable, tisserand (4), tailleur, menuisier, agriculteur, médecin et ingénieur !
S’il objecte : « Le tout incombe au tout », ton affirmation selon laquelle « chacune de ces disciplines constitue une obligation communautaire » devient caduque, car une obligation communautaire vise, par définition, l’ensemble des destinataires.
Quant à la logique, même si elle était une science valide, son aboutissement ne dépasserait pas celui de la mensuration, de la géométrie et des disciplines analogues ; or son faux dépasse de beaucoup son vrai, et la corruption, les contradictions de ses fondements ainsi que la divergence de ses principes font que l’esprit qui s’y attarde s’égare dans sa réflexion !