Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

de la validité de la foi du fidèle qui se contente de l’imitation. Or tout cela n’est que divagation et tâtonnement : il n’existe d’obligation que celle qu’Allah et Son Messager ont instituée (1).

Gloire à Allah ! A-t-Il donc prescrit à chaque musulman d’être à la fois médecin, barbier-cuppeur, comptable, ingénieur, ou encore tisserand, agriculteur (2), menuisier ou tailleur ?

En vérité, l’obligation communautaire est, quant à son rattachement à l’ensemble des personnes légalement responsables, semblable à l’obligation individuelle ; elle ne s’en distingue que par le fait qu’elle s’éteint dès qu’une partie seulement l’assume (3).

D’après la thèse de cet auteur, Allah aurait donc imposé à chacun l’ensemble de ces métiers et de ces sciences ; aucun ne serait obligatoire pour tel individu plutôt que pour tel autre : leur caractère contraignant concerne indistinctement tout le monde. Il faudrait donc que chacun soit, simultanément, comptable, tisserand (4), tailleur, menuisier, agriculteur, médecin et ingénieur !

S’il objecte : « Le tout incombe au tout », ton affirmation selon laquelle « chacune de ces disciplines constitue une obligation communautaire » devient caduque, car une obligation communautaire vise, par définition, l’ensemble des destinataires.

Quant à la logique, même si elle était une science valide, son aboutissement ne dépasserait pas celui de la mensuration, de la géométrie et des disciplines analogues ; or son faux dépasse de beaucoup son vrai, et la corruption, les contradictions de ses fondements ainsi que la divergence de ses principes font que l’esprit qui s’y attarde s’égare dans sa réflexion !

(1) Ms. T : « aftaradahu » (il l’a déclaré obligatoire) ; Ms. H : « farad » (obligation). (2) Ms. T : « un paysan ou un forgeron ». (3) Il s’agit de l’une des deux thèses sur la portée du fard kifaya (obligation collective) : concerne-t-elle tous les mukallaf ou seulement certains ? Le choix de l’auteur suit l’avis majoritaire. Voir : Ibn al-Qayyim, Zad al-Maʿad, 1/398 ; id., Al-Salat wa hukm tarikaha, 45 ; Al-Razi, Al-Mahsul, 2/186 ; Al-Zarkashi, Al-Bahr al-Muhit, 1/243. (4) Dans l’édition « Al-Usul » on lit « ou un tisserand » ; maintenir la conjonction « ou » rendrait toutefois la phrase incohérente.
صحَّة إيمان المقلِّد. وكلُّ هذا هَوَسٌ وخَبْط، فلا فرضَ إلا ما فرضه (١) اللهُ ورسولُه. فيا سبحان الله! هل فرضَ اللهُ على كلِّ مسلم أن يكون طبيبًا حجَّامًا حاسبًا مهندسًا، أو حائكًا أو فلَّاحًا (٢) أو نجَّارًا أو خيَّاطًا؟! فإنَّ فرضَ الكفاية كفرض العين في تعلُّقه بعموم المكلَّفين، وإنما يخالفُه في سقوطه بفعل البعض (٣). ثمَّ على قول هذا القائل يكونُ اللهُ قد فرض على كلِّ أحد جملةَ هذه الصَّنائع والعلوم؛ فإنه ليس واحدٌ منها فرضًا على معيَّنٍ والآخرُ على مُعيَّنٍ آخر، بل عمومُ فرضيَّتها مشتركةٌ بين العموم، فيجبُ على كلِّ أحدٍ أن يكون حاسبًا حائكًا (٤) خيَّاطًا نجَّارًا فلَّاحًا طبيبًا مهندسًا! فإن قال: «المجموعُ فرضٌ على المجموع» لم يكن قولك: «إنَّ كلَّ واحدٍ منها فرض كفاية» صحيحًا؛ لأنَّ فرضَ الكفاية يجبُ على العموم. وأمَّا المنطق، فلو كان علمًا صحيحًا كان غايتُه أن يكون كالمِسَاحة والهندسة ونحوها، فكيف وباطلُه أضعافُ حقِّه، وفسادُه وتناقضُ أصوله واختلافُ مبانيه توجبُ مراعاتُها للذِّهن أن يزيغَ في فكره؟!
(١) (ت): «افترضه». (ح): «فرض». (٢) (ت): «فلاحا أو حدادا». (٣) على أحد القولين في تعلُّق فرض الكفاية بعموم المكلَّفين أو ببعضهم، وهو خلافٌ مشهور، وما اختاره المصنفُ هو رأيُ الجمهور. انظر: «زاد المعاد» (١/ ٣٩٨)، و «الصلاة وحكم تاركها» (٤٥)، و «المحصول» (٢/ ١٨٦)، و «البحر المحيط» (١/ ٢٤٣). (٤) في الأصول: «أو حائكًا». ولا يستقيم المعنى بإثبات «أو» هنا.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies