La foi en ces fondements n’est que le fruit de leur connaissance et de la science qui s’y rapporte.
Deuxième catégorie : la connaissance des prescriptions de l’islam, et, parmi celles-ci, (1) la part qui incombe à chaque musulman relativement à leur mise en œuvre ; comme le savoir concernant les ablutions, la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakât, ainsi que leurs compléments, leurs conditions et ce qui les invalide.
Troisième catégorie : la connaissance des cinq interdits majeurs sur lesquels tous les messagers, toutes les législations et tous les Livres révélés se sont accordés. Ils sont mentionnés dans cette parole du Très-Haut : « Dis : “Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché, l’injustice sans droit, le fait d’associer à Allah ce pour quoi Il n’a fait descendre aucune autorité, et de dire au sujet d’Allah ce que vous ne savez pas.” » (Coran 7 : 33).
Ces interdits valent pour tout un chacun, en toute circonstance, dans le discours de chaque messager ; ils ne sont jamais licites. C’est pourquoi le verset recourt à innamā, particule qui marque l’exclusivité absolue. Les autres choses peuvent être prohibées à un moment et permises à un autre, comme la bête morte, le sang, la viande de porc, etc. Celles-ci ne sont donc pas interdites de façon permanente et absolue, si bien qu’elles n’entrent pas dans le champ de l’interdiction exclusive.
Quatrième catégorie : la connaissance des règles qui régissent la vie sociale et les transactions entre la personne et autrui, tant dans le domaine privé que public. L’obligation en la matière varie selon la situation et le rang des individus : ce qui est dû par l’imam à ses administrés n’est pas ce qui est dû par un homme à sa famille et à ses voisins ; de même, celui qui se consacre à différents commerces doit apprendre les règles des ventes, tandis que celui qui n’achète et ne vend que ce qui lui est indispensable n’a pas la même responsabilité. (2)