est une obligation pour tout musulman. »
Et même si l’on trouve dans sa chaîne de transmission Ḥafṣ ibn Sulaymân, qui a été déclaré faible, le sens du ḥadith est sûr : la foi est un devoir pour chacun, or elle est une réalité composée de connaissance et de pratique ; il est donc impossible d’envisager l’existence de la foi sans science ni action.
De même, les prescriptions de l’islam sont obligatoires pour tout musulman, et nul ne peut s’en acquitter sans les connaître et les comprendre. Allah, exalté soit-Il, a fait sortir Ses serviteurs du ventre de leurs mères sans qu’ils sachent quoi que ce soit ; la quête du savoir est donc un devoir pour tout musulman.
Comment l’adoration d’Allah – qui est Son droit sur l’ensemble des créatures – pourrait-elle s’accomplir sans science ? Et comment cette science pourrait-elle être acquise autrement qu’en la recherchant ?
La science dont l’acquisition est obligatoire se divise ensuite en deux catégories :
• Première catégorie : le devoir personnel (farḍ ʿayn) que nul musulman ne peut ignorer. Celui-ci comporte plusieurs volets :
- La connaissance des cinq fondements de la foi : croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier. Quiconque ne croit pas en ces cinq principes n’entre pas dans le domaine de la foi et ne mérite pas le nom de croyant. Allah – Très-Haut – a dit : « La vraie piété est celle de qui croit en Allah, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes » (Coran 2 : 177). Et Il a dit : « Quiconque mécroit en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses envoyés et au Jour dernier s’égare certes d’un égarement profond » (Coran 4 : 136).
Lorsque Gabriel interrogea le Messager d’Allah ﷺ au sujet de la foi, celui-ci répondit : « C’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier. » Gabriel dit alors : « Tu as dit vrai. » ⦗1⦘