Il a dit (1) :
« Hawwâs s’attendit à l’attaque et se convainquit
que, grâce à elle, je rachèterais ma vie
devant un adversaire isolé que je n’oserais affronter. »
C’est-à-dire : le lion s’approcha de ma chamelle pour la flairer, persuadé que je me rachèterais auprès de lui en la lui abandonnant, que je sauverais ainsi ma propre vie et que je ne me jeterais pas dans le péril en le combattant (2).
J’ajoute : les spécialistes de la langue et de l’exégèse ont divergé sur ce point : peut-on employer le terme « certitude » à la place de « conjecture », et la « conjecture » à la place de la « certitude » ? (3)
Un groupe l’a admis, parmi lesquels al-Jawharî et d’autres. Outre ce qui a déjà été avancé, ils s’appuient sur la parole du Très-Haut : « ceux qui sont persuadés qu’ils rencontreront leur Seigneur et qu’ils retourneront à Lui » (al-Baqara : 46) ; s’ils en avaient douté, ils n’auraient pas été croyants (4), à plus forte raison n’auraient-ils pas été loués de la sorte. Ils invoquent également : « Ceux qui étaient convaincus qu’ils rencontreraient Allah dirent : “Combien de petites troupes n’ont-elles pas vaincu des troupes nombreuses par la permission d’Allah !” » (al-Baqara : 249), ainsi que : « Les criminels verront le Feu et croiront qu’ils vont y être précipités » (al-Kahf : 53), et enfin ces vers du poète (5) :