Ainsi, la science constitue le premier degré de la certitude ; d’où cette maxime : « La science se sert de toi, tandis que la certitude te porte. » (1)
La certitude est le plus noble des dons que le Seigneur fasse à Son serviteur, et le pied du contentement ne tient fermement que sur le terrain de la certitude.
Allah — qu’Il soit exalté — dit : « Nulle calamité n’atteint qu’avec la permission d’Allah ; et quiconque croit en Allah, Il guide son cœur. » [at-Taghâbun : 11]. Ibn Masʿûd déclara : « Il s’agit du serviteur qu’éprouve une affliction ; il sait qu’elle vient d’Allah, s’en montre satisfait et s’en remet à Lui. » (2)
C’est pourquoi la bonne direction du cœur, le contentement et la soumission ne s’obtiennent que par sa certitude.
Dans le Ṣiḥâḥ (3) on lit : « La certitude est un savoir débarrassé du doute. On dira : yaqintu l’affaire — avec kasra — yaqanan ; istayqantu, ayqantu et tayyaqqantu ; toutes ces formes ont le même sens. On dit encore : “Je suis sur une certitude à son sujet.”
Si le y se change en w dans muqin (celui qui a la certitude), c’est à cause de la ḍamma qui le précède ; mais au diminutif on revient à la forme d’origine et l’on dit : muhayyiqin.
Il arrive enfin que l’on emploie le mot « certitude » pour désigner la conjecture, et le mot « conjecture » pour désigner la certitude. (4)