et Il a fait de l’angoisse et du chagrin le lot du doute et du mécontentement.» (1)
Lorsqu’une véritable certitude imprègne le cœur, celui-ci se remplit de lumière ; toute incertitude et tout soupçon s’en évanouissent, il guérit de ses maladies mortelles et déborde de gratitude envers Allah, de rappel, d’amour et de crainte ; il vit alors sur une claire évidence.
La certitude et l’amour sont les deux piliers de la foi ; elle se fonde sur eux, se maintient par eux, et ils nourrissent l’ensemble des œuvres, qu’elles soient intérieures ou extérieures. D’eux procèdent toutes les actions ; si l’un d’eux s’affaiblit, les œuvres s’affaiblissent, et s’ils se renforcent, elles se renforcent. Tous les degrés des cheminants et les stations des gnostiques ne deviennent valables que grâce à eux (2) ; ils font fructifier toute bonne action, tout savoir utile et toute guidée droite.
Le maître des connaissants, al-Junayd (3), a dit : « La certitude est la stabilité d’un savoir qui, dans le cœur, ne bascule ni ne se transforme ni ne change. » (4)