131ᵉ aspect : quand bien même le savoir n’aurait pour fruit que de faire éclore la certitude – qui constitue la vie la plus noble du cœur, celle d’où procèdent sa quiétude, sa vigueur, son élan et tout ce qui relève de l’existence même –, cela suffirait à consacrer la dignité et la supériorité du savoir (1).
C’est pourquoi Allah – exalté soit-Il – a loué les hommes de certitude dans Son Livre et les a glorifiés en disant : « … et c’est eux qui croient avec certitude à l’Au-delà » (Coran 2 : 4), puis : « Nous avons certes exposé les signes pour des gens convaincus » (2 : 118) (2). À propos de Son intime Abraham, Il déclare : « Ainsi Nous fîmes voir à Abraham le royaume des cieux et de la terre afin qu’il fût du nombre de ceux qui sont convaincus » (6 : 75). Et Il blâme ceux qui sont dépourvus de certitude en disant : « Les gens, certes, ne croyaient pas avec certitude à Nos signes » (27 : 82) (3).
Dans le hadith remontant au Prophète – rapporté par Sufyân al-Thawrî, d’après Sulaymân al-Taymî (4), d’après Khaythama, d’après ʿAbd Allâh b. Masʿûd, lequel l’élève [au Prophète] –, on lit : « Ne cherche jamais à satisfaire quelqu’un au prix du mécontentement d’Allah ; ne loue personne pour une faveur qu’Allah lui a accordée ; ne blâme personne pour ce qu’Allah ne t’a pas donné. Car la subsistance qu’Allah destine ne sera ni amenée vers toi par la convoitise d’un cupide, ni repoussée de toi par l’aversion d’un récalcitrant. Dans Sa justice et Son équité, Allah a placé la détente, la quiétude et la joie dans l’agrément [de Son décret] et la certitude,