Le Très-Haut dit encore : « Appelle au chemin de ton Seigneur par la sagesse, par l’exhortation bienveillante, et polémique avec eux de la façon la plus convenable. » (an-Naḥl, 125). Il a donc, dans Sa sagesse, établi des degrés pour l’appel qui correspondent aux dispositions des créatures :
• Celui qui est réceptif, disposé et d’âme pure (1), qui ne conteste ni ne repousse la vérité, doit être convié par la voie de la sagesse.
• Celui qui reste réceptif mais chez qui subsiste une certaine insouciance ou lenteur est convié par l’exhortation bienveillante, c’est-à-dire l’injonction et l’interdiction accompagnées de promesse et de menace.
• Quant au récalcitrant, négateur obstiné, on débat avec lui de la manière la meilleure.
Telle est, à coup sûr, la signification correcte de ce verset, et non ce que soutient le captif de la logique grecque selon qui la « sagesse » relèverait du syllogisme démonstratif destiné aux élites, l’« exhortation bienveillante » du syllogisme oratoire réservé au commun, et la « polémique de la meilleure façon » du syllogisme dialectique, lequel servirait à repousser les joutes des querelleurs par un raisonnement dialectique dont les prémisses seraient admises !
Cette interprétation est fausse ; elle repose sur les fondements de la philosophie et contredit, à bien des égards qu’il n’y a pas lieu d’exposer ici (2), les principes des musulmans et les règles de la religion.
Allah – glorifié soit-Il – a encore dit : « Dis : “Voici ma voie : j’appelle Allah, moi et ceux qui me suivent, en pleine clairvoyance.” » (Yûsuf, 108). Al-Farrâ’ (3) et d’autres ont expliqué que l’expression « et ceux qui me suivent » se coordonne au pronom personnel