Quant au sceau de la Bibliothèque Dâmâd Ibrâhîm Pacha, on le rencontre à divers endroits des marges du manuscrit (q. 3/a, 11/a, 21/a, 31/a, 41/a, …). Aux folios 159/a et 257/a, apparaît un autre sceau de la même bibliothèque, de plus grande taille ; j’y ai distingué les mots : « … le très éminent grand vizir Ibrâhîm Pacha, qu’Allah lui accorde Sa faveur… ministre auprès du sultan conquérant Aḥmad Khân, que son califat demeure à jamais… ».
S’agissant du colophon de l’exemplaire, on lit, immédiatement sous celui d’Ibn Bardas : « L’a parcouru et en a extrait des passages Ismâʿîl az-Zarʿî ; qu’Allah lui pardonne, ainsi qu’au propriétaire et à tous les musulmans. Âmîn. » Au folio 28/b, il a également laissé, à son nom, une note de lecture.
En dessous figure cette mention : « L’a lu le serviteur, indigent de la miséricorde de son Seigneur Tout-Puissant, ʿUthmân b. ʿAlî b. Ḥumayd — qu’Allah lui fasse miséricorde — et l’a consigné le quatorzième jour du mois de Ṣafar… au sanctuaire de l’Ami Abraham, que les meilleures prières et salutations soient sur lui, dans la citadelle de Baalbek la Victorieuse. Il implore Allah, et sollicite par l’intermédiaire de Muhammad, paix et bénédictions sur lui (1), qu’Il fasse rapidement triompher son droit contre celui qui l’a lésé ; certes Allah est capable de tout ce qu’Il veut, et quel excellent Protecteur, quel excellent Soutien ! »
Viennent ensuite trois pages où sont copiées la « prière pour la délivrance », l’invocation en cas d’affliction, en situation d’angoisse ou de tristesse, ainsi que d’autres supplications.
Au bas de la troisième page, une nouvelle note de lecture est libellée comme suit : « A consulté ce livre béni le serviteur, dans le besoin d’Allah Très-Haut, Muḥammad b. Muḥammad b. Muḥammad al-Halabî ; qu’Allah lui pardonne, ainsi qu’à tous les musulmans. »