« Ô successeur du Tout-Miséricordieux ! Nous sommes un peuple
hanîf, qui se prosterne à l’aube comme au couchant.
Nous sommes des Arabes qui reconnaissent, dans leurs biens,
le droit prescrit de la zakât, révélé de façon explicite. »
Cependant, un groupe a interdit cette manière de s’exprimer et a déclaré : « Il ne convient à personne d’être qualifié de “calife d’Allah”. Un calife n’est établi qu’en remplacement d’un absent que quelqu’un d’autre supplée, alors qu’Allah – exalté soit-Il – est Présent et jamais absent, Proche et jamais lointain, Voyant et Entendant ; il est donc impossible que quiconque Le supplée. Bien au contraire, c’est Lui – qu’Il soit glorifié – qui prend le relais de Son serviteur croyant et devient ainsi son Protecteur. » Le Prophète ﷺ a dit, à propos du faux messie : « S’il surgit tandis que je suis parmi vous, je me chargerai de le confondre à votre place ; et s’il sort alors que je ne suis plus parmi vous, chacun combattra pour soi-même ; et Allah est mon Khalîfa auprès de tout croyant. » Ce hadith se trouve dans le Ṣaḥîḥ (1).
De même, dans le Ṣaḥîḥ Muslim (2), d’après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar, on rapporte que le Messager d’Allah ﷺ, lorsqu’il entreprenait un voyage, disait : « Ô Allah, Tu es le Compagnon durant le voyage et le Khalîfa auprès de la famille… » – fin de la tradition.
Et, dans le Ṣaḥîḥ (3), il est rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah, pardonne à Abou Salama, et élève… »