pareil au fait d’en boire. (1)
Dans cette perspective, on rapporte le hadith de Hâritha. Le Prophète ﷺ lui demanda : « Comment t’es-tu réveillé, ô Hâritha ? » — « Je me suis levé en véritable croyant, répondit-il. » Le Prophète poursuivit : « Toute parole possède sa réalité ; quelle est donc la réalité de ta foi ? » — « Mon âme s’est détournée de ce monde et de ses passions ; je veille la nuit et je me prive de boisson le jour. Il me semble voir le Trône de mon Seigneur, clairement dévoilé ; il me semble voir les gens du Paradis se rendre visite, tandis que les gens du Feu y hurlent de détresse. » Le Prophète conclut : « Voici un serviteur dont Allah a illuminé le cœur. » (2)
Tel est l’assaut de la science qui entraîne son détenteur jusqu’à la réalité même des choses. Celui qui y parvient trouve aisé ce que les gens comblés jugent ardu et se familiarise avec ce dont les ignorants s’épouvantent. Quant à celui dont le pas de la foi ne se fixe pas solidement à ce degré, sa foi demeure chancelante.
Les signes d’un tel état sont : l’ouverture de la poitrine aux stations de la foi et son élargissement, la quiétude du cœur devant le décret d’Allah, le retour constant au rappel d’Allah, Son amour, la joie de Sa rencontre, et le détachement de