Quant à sa parole : « C’est par leur intermédiaire qu’Allah défend Ses preuves, jusqu’à ce qu’ils les transmettent à leurs semblables et les implantent dans le cœur de leurs pairs », c’est que — exalté soit-Il — a garanti la préservation de Ses preuves et de Ses signes éclatants. Son Messager — paix et bénédictions sur lui — a en effet annoncé qu’il subsistera toujours, au sein de sa communauté, un groupe ferme sur la vérité ; ceux qui les délaissent ou les combattent ne leur nuiront en rien, et cela jusqu’à l’Heure ultime (1).
Ainsi, les plants qu’Allah a fait pousser dans Sa religion ne cessent de réensemencer le savoir dans les cœurs de ceux qu’Allah a qualifiés et agréés pour cela. Ceux-ci deviennent (2) leurs héritiers, comme eux-mêmes furent les héritiers de leurs prédécesseurs, de sorte que les preuves d’Allah — et ceux qui les portent (3) — ne disparaissent jamais de la terre.
Il est rapporté dans la tradition bien connue (4) : « Allah ne cesse, dans cette religion, de planter des semences qu’Il emploie à Son obéissance » (5).
L’un des pieux anciens invoquait ainsi : « Ô Allah, compte-moi parmi Tes semences, celles que Tu utilises pour T’obéir. »
C’est pourquoi Allah n’a jamais suscité pour cette religion un gardien, puis ne l’a rappelé à Lui, sans que celui-ci ait déjà semé ce qu’il détenait de science et de sagesse, soit dans le cœur de ses semblables, soit dans des écrits dont les gens tirent profit après lui.
Par ce privilège — entre autres — les savants surpassent les simples dévots : lorsque le savant a semé son savoir chez autrui puis meurt, sa récompense continue de lui parvenir, sa mémoire demeure ; c’est pour lui une seconde existence, une autre vie, et cela