« Il a suffi, et guéri ce que recelait le cœur,
Ne laissant à qui veut parler, ni grave ni léger. » (1)
Après cela, les cohortes du kalâm (2) continuèrent d’affluer vers moi comme auparavant ; elles se pressaient dans ma poitrine, mais le cœur ne leur permettait pas d’y pénétrer, ne leur accordait ni attention ni agrément ; elles rebroussaient donc chemin.
En somme, le Coran déborde d’arguments ; on y trouve toutes les sortes de preuves et de raisonnements valides.
Allah y a ordonné à Son Messager, ﷺ, d’établir la preuve et de discuter ; Il dit : « Et discute avec eux de la meilleure manière » (16 : 125), et Il dit encore : « Ne débattez avec les Gens du Livre que de la façon la plus courtoise » (29 : 46).
Les controverses que le Coran mène avec les mécréants s’y trouvent bel et bien, tout comme les débats du Messager d’Allah, ﷺ, et de ses Compagnons avec leurs adversaires, ainsi que l’établissement de la preuve à leur encontre ; seul un ignorant, d’une ignorance extrême, pourrait le nier.
Ce qui nous intéresse ici est la différence entre les ḥujaj et les bayyinât (3). Les ḥujaj sont les preuves rationnelles ; les bayyinât sont le pluriel de bayyina, à l’origine un adjectif : on dit une « aya bayyina », une « preuve bayyina ».
La bayyina est donc un terme générique pour tout ce qui met la vérité en évidence : un signe dressé, un indice ou un argument.