et, pour une part, il s’agit de digressions qui n’ont aucun lien avec la religion ; rien de tout cela n’était connu durant la première époque (1). Cependant, la règle a changé aujourd’hui parce que sont apparues des innovations détournant les gens de ce qu’exigent le Coran et la sunna ; elles se sont bricolé des pseudo-preuves et ont façonné un discours composite (2), si bien que ce qui était interdit est devenu, par nécessité, toléré. »
Ar-Râzî a dit dans son ouvrage « Aqsâmu l-ladhdhât » (3) : « J’ai étudié les livres de kalâm et les systèmes philosophiques ; je n’y ai rien trouvé qui étanche une soif ni guérisse un malade. La voie la plus proche m’est apparue être celle du Coran. Lis donc (4), pour l’affirmation : « Vers Lui montent les bonnes paroles » (Fâtir : 10), « Le Tout-Miséricordieux S’est établi sur le Trône » (Tâ Hâ : 5) ; et lis, pour la négation : « Rien ne Lui ressemble » (Ash-Shûrâ : 11). Quiconque a fait l’expérience que j’ai faite sait ce que je sais. » (5)
Ce à quoi il fait ici allusion relève uniquement de ce que la Révélation lui a ouvert comme indication du Coran. Quant à l’indication démonstrative et rationnelle qu’il vise et vers laquelle il oriente, lorsqu’elle se joint au texte révélé, elle devient une preuve à la fois scripturaire et rationnelle ; c’est là une particularité du Coran. Celui qui la maîtrise figure parmi les fermement enracinés dans la science ; c’est une science qui rassérène le cœur, apaise l’âme, fait croître l’intellect, éclaire la clairvoyance, fortifie l’argument, et nul, parmi les créatures, ne saurait l’anéantir