Et Il a dit : « Ceux qui disputent au sujet d’Allah après que Son appel a été entendu verront leur argument réduit à néant auprès de leur Seigneur. » [La Consultation, 16].
La ḥujja (preuve, argument) désigne tout ce que l’on invoque dans la controverse, qu’il s’agisse de vérité ou d’erreur. Le Très-Haut dit : « afin que les gens n’aient contre vous aucun argument, si ce n’est ceux d’entre eux qui ont été injustes » — autrement dit, ces derniers ne s’appuient sur vous que par un argument fallacieux —, « ne les craignez donc pas, mais craignez-Moi » [La Vache, 150]. Il dit encore : « Lorsque Nos versets leur sont récités, de façon claire, leur seul argument est de dire : “Faites donc revenir nos ancêtres, si vous êtes véridiques.” » [L’Agenouillée, 25].
Quand la ḥujja est attribuée à Allah, elle désigne la vérité même.
Le mot ḥujja peut aussi signifier « litige ». Ainsi, dans Sa parole : « Appelle donc [les gens] et reste droit comme il t’a été ordonné ; ne suis pas leurs passions. Dis : “Je crois à ce qu’Allah a fait descendre comme Livre et j’ai reçu l’ordre d’être équitable entre vous. Allah est notre Seigneur et le vôtre ; à nous nos œuvres, à vous les vôtres. Il n’y a plus de litige entre nous et vous.” » [La Consultation, 15] — c’est-à-dire : la vérité est désormais claire, manifeste et éclatante ; il n’y a donc plus place, une fois qu’elle est apparue, pour la dispute ni la polémique. En effet, la controverse n’a été instituée que pour coopérer à la mise en évidence de la vérité ; quand celle-ci est devenue évidente et qu’aucune obscurité ne subsiste, la querelle et la discussion délibérée n’ont plus d’utilité. Disputer (1) l’orgueilleux et polémiquer avec lui est peine perdue (2).