envers les personnes assujetties à la Loi et afin que ne soit pas rompue leur preuve vis-à-vis d’Allah (1).
Par Allah, quelle stupéfaction ! Quel lutf (bienveillance subtile) avez-vous donc obtenu par le truchement d’un être inexistant, et non d’un infaillible ?! (2) Quelle preuve avez-vous ainsi prétendu établir pour les créatures contre leur Seigneur avec votre principe fallacieux ? Car si cet être inexistant demeure hors de toute portée, qu’il n’existe pour eux aucun moyen de le rencontrer ni de se guider par lui, y a-t-il imposition plus impossible que celle-là ? Et trouvera-t-on excuse ou argument plus déterminant que celui-ci ?
Ainsi, ce que vous cherchiez à fuir vous a conduits à pire encore ; et, à ce propos, l’on a dit :
« Qui, dans son angoisse, cherche refuge auprès de ʿAmr
est semblable à celui qui, fuyant la fournaise du soleil, se jette dans le feu. » (3)
Mais Allah n’a voulu qu’exposer celui qui dénigre les nobles Compagnons et les maîtres de cette communauté : Il fait apparaître sa honte aux yeux des gens et les pousse à la dévoiler. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’abandon.
Le poète a d’ailleurs fort bien dit :
« Le temps n’est-il pas venu pour que la cave enfante celui
que, selon votre prétention, vous avez accablé de tant de charges ? » (4)
« Que vos esprits soient couverts de poussière, car vous avez ajouté
un troisième prodige à l’ʿAnqâʾ (le phénix mythique) et aux ghûls. » (5)