De plus, ces jouissances disparaissent rapidement ; lorsqu’elles prennent fin, elles laissent après elles souci, chagrin et douleur, au point que celui qui s’y adonne doit les soigner par des plaisirs similaires pour calmer sa peine. Il se peut même que le fait d’y revenir lui soit pénible et répugnant, mais il s’y voit contraint pour apaiser cette angoisse et cette tristesse.
Que vaut cela face à la douceur de la science, à la douceur de la foi en Allah, de Son amour, du fait de se tourner vers Lui et de savourer Son rappel ? Voilà, à n’en pas douter, la vraie jouissance.
Quatrième catégorie : celui dont l’ardeur et l’ambition se concentrent dans l’amassement, la fructification et la thésaurisation des richesses. C’est là qu’il trouve son plaisir ; il s’y consume au point de ne plus rien voir d’autre et ne considère rien de meilleur que l’état dans lequel il se complaît. Quelle distance entre cela et le rang de la science !
Ces quatre catégories ne sont ni des prédicateurs de la religion, ni des imâms de la science, ni des chercheurs sincères. Si l’un d’eux s’accroche à quelque bribe de savoir, ce n’est qu’un grimpeur qui s’y hisse, un imitateur de ceux qui la portent, un prétendant à son alliance mais coupé de ses liens.
La fascination qu’ils exercent est une épreuve pour tout cœur enclin à la tentation : les gens les imitent, s’imaginant qu’ils détiennent la science, et disent : « Nous ne valons pas mieux qu’eux et ne voulons pas nous en distinguer. » Ils deviennent ainsi l’argument de tout égaré. C’est pourquoi l’un des nobles Compagnons a dit : « Méfiez-vous de la tentation du savant dépravé et du dévot ignorant, car leur épreuve est une épreuve pour tout égaré. » (1)
- Quant à son propos : « Ceux qui leur ressemblent le plus sont les bêtes qui paissent », cette comparaison est tirée de la parole du Très-haut : « Ils ne sont que comme des bestiaux ; non, ils sont même plus égarés encore du chemin. » (Coran, 25:44). Ainsi, le Très-haut ne S’est pas contenté