et, si la détermination et la fermeté viennent s’ajouter à cette circonspection, l’affaire se trouve pleinement menée à bien.
C’est pourquoi, dans l’invocation rapportée par l’imâm Aḥmad et An-Nasâʾî d’après le Prophète ﷺ, on lit : « Ô Allah, je Te demande la constance dans l’affaire et la résolution de viser la droiture. » ⦗1⦘
Ces deux formules renferment tout le secret de la réussite. Le serviteur ne subit d’échec qu’en les négligeant toutes deux ou l’une d’elles. En vérité, nul ne s’égare que par la porte de la précipitation, de l’étourderie et du bouleversement provoqué par les premières impressions, ou par la porte de la nonchalance, de la passivité et de la perte de l’occasion une fois qu’elle s’est présentée. Lorsque d’abord la constance est assurée et qu’ensuite la détermination s’ajoute, le succès est total. Allah est le Maître de la réussite.
Troisième catégorie : un homme dont l’avidité porte sur la recherche du plaisir ; il se laisse conduire partout par l’appel de la passion. Un tel homme n’accédera jamais au rang de l’héritage prophétique, car on ne conquiert la science qu’en désertant les plaisirs et en renonçant au confort.
Muslim rapporte dans son Ṣaḥîḥ ⦗2⦘ ces paroles de Yahyâ ibn Abî Kathîr : « On n’acquiert pas la science en ménageant son corps. »
Ibrâhîm al-Harbî a dit : « Les sages de toutes les communautés sont unanimes : on ne parvient pas au bonheur par le bonheur, et celui qui préfère le repos se voit privé du repos. » ⦗3⦘