Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Le manuscrit présente un léger blanc à deux endroits (q. 3/b ; 323/a).

Parmi les particularités d’Ibn Bardis que j’ai pu relever figure sa tendance, la plupart du temps, à atténuer la hamza, qu’il trace cependant de manière complète à l’occasion. Il en est de même pour les deux témoins (q) et (t). Il est vraisemblable que l’auteur lui-même n’était pas constant dans cette simplification ou cette notation pleine, même si la première domine chez lui ; c’est pourquoi nous voyons les sources tantôt s’accorder sur l’une, tantôt diverger.

Un exemple révélateur est le mot « al-juz’iyya » (le caractère partiel) : l’auteur le note sous la forme simplifiée « al-juwiyya », comme l’ont fait nombre d’anciens copistes. Ibn Bardis, dans sa propre copie, en a corrigé la graphie, mais les scribes des autres témoins ne l’ont pas reconnu et l’ont transcrit sous une forme équivoque, si bien que les éditeurs l’ont altéré de diverses manières : « al-haruriyya », « al-hazuriyya », « al-haruna » !

De même, « al-as’ila » (les questions) se lit fautivement « al-aswila », et ainsi de suite.

Autre trait caractéristique : il isole les vers au milieu de la ligne, sans les rattacher à ce qui suit, et achève parfois le vers par un petit cercle ; nombre de copistes négligent cette convention.

Il arrive toutefois qu’après avoir correctement traité un premier vers inséré par l’auteur dans le fil du discours, il omette de faire de même pour le suivant ; les autres témoins présentent la même lacune, et, dans les éditions imprimées, ces vers ont été mis en prose (1).

(1) L’érudit ʿAbd al-Qâdir ibn Badrân note, dans son Madkhal, p. 484, à propos des connaissances indispensables à l’étudiant en fiqh : « Il arrive que les juristes énumèrent un grand nombre de conditions et d’obligations sous forme versifiée… Or, si celui qui veut les mémoriser ignore l’art de la ʿarûd (métrique) et des qawâfî (rimes), il les retiendra dans un mètre défectueux, bancal, et pourra même ne plus distinguer la poésie de la prose, surtout si le copiste, par ignorance, transcrit les vers comme s’il s’agissait de prose ; l’objectif est alors manqué, et cela relève de l’ignorance. »
وفي النسخة بياضٌ يسيرٌ في موضعين (ق ٣/ ب، ٣٢٣/ أ). ومن طريقة ابن بردس التي رأيت: تسهيل الهمز في غالب أمره، وتحقيقها أحيانًا، وكذا الأصلان (ق) و (ت)، والأشبه أن المصنف لم يكن مطردًا في التسهيل أو التحقيق وإن كان الأول هو الأغلب عليه، ولذا وجدنا الأصول تتفق على أحدهما حينًا وتختلف حينًا آخر. ومن طريف ما وقع من ذلك كلمة "الجزئية"، فإن المصنف يرسمها بالتسهيل: "الجزوية"، وكثيرٌ من المتقدمين يرسمها كذلك، فجوَّد رسمها ابن بردس في نسخته، ولم يفطن لها نسَّاخ الأصول الأخرى فرسموها رسمًا مشتبهًا، وتحرفت عند الناشرين على ألوان: "الحرورية" و"الحزورية" و"الحرونة"! ومن ذلك: رسم "الأسئلة": "الأسولة". إلى آخره. ومن طريقته أيضًا: كتابة الأبيات مفردةً في وسط السطر غير متصلةٍ بما يليها، ويختم أحيانًا البيت بدائرة، وكثيرٌ من النساخ يخلُّ بذلك. وربما فاته البيتُ بعد البيت مما يدرجه المصنف في مثاني كلامه، فلم يصنع بها صنيعه ذاك، وكذا باقي الأصول، وكُتبت في المطبوعات نثرًا (١).
(١) قال العلَّامة عبد القادر بن بدران في "المدخل" (٤٨٤) وهو يذكر ما يلزم المتفقه معرفتُه: "وقد يذكر الفقهاء كثيرًا من الشروط والواجبات ... منظومةً، ... فإذا كان المريدُ لحفظها جاهلاً بفنَّي العروض والقوافي حَفِظها مختلَّة الوزن غير مستقيمة، وربما كان بحيث لا يفرِّق بين المنظوم والمنثور، ولاسيما إذا كان الناسخ جاهلاً فكتب النظم ككتابته للنثر، فهناك يفُوت المقصود، ويُعَدُّ ذلك من الجهل".

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