« Il est étonnant que je languisse après eux,
et que je demande de leurs nouvelles à quiconque je rencontre, alors qu’ils sont avec moi.
Mon regard les cherche, bien qu’ils soient dans la prunelle de mes yeux,
et mon cœur les désire, alors qu’ils demeurent entre mes côtes. » (1)
Un autre a dit :
« Il est étrange qu’un amant se plaigne de l’éloignement :
le bien-aimé s’absente-t-il jamais du cœur de celui qui aime ?
Ton image est dans mes yeux, ton souvenir sur mes lèvres,
et ta demeure dans mon cœur ; où donc pourrais-tu disparaître ? » (2)
Sa parole : « Ah ! Il y a ici une science ! » — et il montra sa poitrine — prouve qu’il est permis à quelqu’un de faire connaître le savoir et le bien qu’il possède afin qu’on puisse en puiser et en profiter. C’est ainsi que Joseph le Véridique, que la paix soit sur lui, déclara : « Confie-moi les dépôts du pays ; je suis, certes, gardien et savant » (Yûsuf, 12 : 55).
Ainsi, quiconque s’exprime de la sorte pour accroître, par ce moyen, ce qu’Allah et Son Messager aiment comme bien, est louable. Il n’en va pas de même de celui qui le fait pour se donner de l’importance aux yeux des gens et se glorifier ; celui-là, Allah le rétribuera par le mépris qu’ils lui voueront et par sa petitesse dans leur regard, tandis que le premier sera grandi dans leurs cœurs et leurs yeux. En vérité, les actes ne valent que par les intentions.
Il en va de même lorsque quelqu’un fait son propre éloge pour se dégager d’une injustice ou d’un mal, ou