de Sa science, et c’est par ce don qu’Il l’a élevé au-dessus des autres.
De plus, le bienfait attaché à la science est inhérent à la personne même du savant, alors que le bienfait attaché à la richesse dépend d’un argent extérieur à son possesseur.
En outre, le bienfait tiré de l’argent est un bienfait d’échange, tandis que celui qui vient de la science et de la religion est un bienfait d’amour, de proximité et de piété.
Par ailleurs, le bienfait que procure la fortune se rencontre chez le vertueux comme chez le dépravé, chez le croyant comme chez le mécréant, alors que le bienfait de la science et de la religion n’existe qu’auprès de ceux qui en sont véritablement les gens.
On peut encore entendre ici un autre sens : si tu accordes un bienfait à quelqu’un par ton argent, lorsque cet argent disparaît et s’éloigne de lui, ton bienfait s’évanouit à ses yeux. En revanche, si tu lui offres le bienfait de la science et de la guidée, ce bienfait ne le quittera jamais ; on le voit à tout moment comme si tu venais de le lui accorder.
- Sa parole : « Les détenteurs de trésors sont morts alors qu’ils étaient vivants » a déjà été expliquée.
- De même pour cette parole : « Les savants demeurent tant que dure le temps. »
- Quant à l’expression : « Leur personne est absente, mais leurs semblables vivent dans les cœurs », « leurs semblables » renvoie à leurs images intellectuelles et à leur existence idéale. Autrement dit, si leurs corps ont disparu, leurs représentations et leurs modèles ne quittent pas les cœurs. Il s’agit là de l’existence mentale et savante, car l’amour que les gens leur portent, l’imitation qu’ils font d’eux et l’utilité qu’ils tirent de leur science exigent qu’ils restent constamment devant leurs yeux et au centre de leurs cœurs : ils sont présents avec eux, à leurs côtés, quand bien même leurs êtres physiques seraient absents, comme on l’a dit :