Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

En vérité, on en est même venu à considérer cela comme une seconde vie, ainsi que l’a dit al-Mutanabbî (1) :
« Le souvenir d’un jeune homme est son existence seconde ; et tout ce qu’il lui faut
c’est de quoi subsister, car les superfluités de la vie ne sont que tracas. »

Quant à la parole : « Les bienfaits liés à la richesse disparaissent avec elle », elle signifie que toute faveur accordée à un homme pour son argent – marques d’honneur, affection, service, accomplissement de ses besoins, mise en avant, respect, nomination, etc. – n’est qu’une considération pour sa fortune. Lorsque celle-ci disparaît et le quitte, toutes ces faveurs s’évanouissent également ; il arrive même que celui qui se donnait du mal à le servir et à s’occuper de ses affaires ne daigne plus le saluer.

Les gens ont beaucoup développé cette idée dans leurs poèmes et leurs propos. C’est ainsi qu’en illustration du dicton : « Celui qui t’aimait pour une raison se lasse de toi quand elle disparaît » (2), un Arabe a dit :
« Les fils de mon oncle me lançaient : “Bienvenue !”
Mais quand ils m’ont vu sans ressources, leur “Bienvenue” est mort. » (3)

(1) Dans son Dîwân, p. 505. Les manuscrits T, H, N — ainsi que nombre d’autres sources — lisent par erreur « fatahu » (avec un fâ’) au lieu de « qatahu ». Le Dîwân transmet : « ‘umuruhu ath-thânî » (« sa seconde vie »). (2) Cette parole est attribuée à al-Hasan b. Muhammad b. ‘Alî b. Mûsâ dans al-Tadhkira al-Hamdûniyya, 1/276 ; à « un sage » dans al-‘Uzla d’al-Khattâbî, p. 60, et dans Rabî‘ al-Abrâr, 1/431 ; et à « certains rois de l’Inde » dans al-Ijâz wa-l-I‘jâz, p. 11, al-Baṣâ’ir wa-l-Dhakhâ’ir, 1/127, puis de nouveau dans al-Tadhkira al-Hamdûniyya, 1/277. (3) Ces vers, attribués à un certain Abû Kathîr, se trouvent dans Iṣlâḥ al-Mâl d’Ibn Abî l-Dunyâ, p. 495 ; quelques-uns figurent également, sans attribution, dans Rawḍat al-‘Uqalâ’, p. 226, ‘Uyûn al-Akhbâr, 1/241, al-Maḥâsin wa-l-Masâwî, p. 273, et al-Mustatraf, 2/96. Al-‘Iqd, 3/35, rapporte que ce distique et un autre étaient jadis calligraphiés en lettres d’or sur un mur du Bayt al-Maqdis. Ils ne se trouvent pas dans Adab al-Ghurabâ’.
حقًّا، حتى عُدَّ ذلك حياةً ثانية، كما قال المتنبي (١): ذِكْرُ الفتى عَيْشُه الثاني وحاجتُه ... ما قاتَه وفضولُ العَيْشِ أشغالُ * قولُه: «وصنيعةُ المال تزولُ بزواله»؛ يعني: أنَّ كلَّ صنيعةٍ صُنِعَت للرجل من أجل ماله؛ من إكرامٍ ومحبَّةٍ وخدمةٍ وقضاءِ حوائجَ وتقديمٍ واحترامٍ وتوليةٍ وغير ذلك، فإنها إنما هي مراعاةٌ لماله، فإذا زال مالُه وفارقه زالت تلك الصنائعُ كلُّها، حتى إنه ربَّما لا يُسَلِّمُ عليه من كان يدأبُ في خدمته ويسعى في مصالحه. وقد أكثر الناسُ من هذا المعنى في أشعارهم وكلامهم. وفي مثل قولهم: «مَنْ وَدَّك لأمرٍ مَلَّك عند انقضائه» (٢) قال بعض العرب: وكان بنو عمِّي يقولون: مرحبًا ... فلمَّا رأوني مُعْسِرًا ماتَ مَرْحَبُ (٣)
(١) في ديوانه (٥٠٥). وتحرَّف في (ت، ح، ن) وكثيرٍ من المصادر: «قاته» إلى: «فاته» بالفاء. والرواية في الديوان: «عمره الثاني». (٢) نُسِب القول إلى الحسن بن محمد بن علي بن موسى في «التذكرة الحمدونية» (١/ ٢٧٦). وإلى بعض الحكماء في «العزلة» للخطابي (٦٠)، و «ربيع الأبرار» (١/ ٤٣١). وإلى بعض ملوك الهند في «الإيجاز والإعجاز» (١١)، و «البصائر والذخائر» (١/ ١٢٧)، و «التذكرة الحمدونية» (١/ ٢٧٧). (٣) من أبياتٍ تنسب لرجلٍ يكنى أبا كثير، في «إصلاح المال» لابن أبي الدنيا (٤٩٥)، وبعضها في «روضة العقلاء» (٢٢٦)، و «عيون الأخبار» (١/ ٢٤١)، و «المحاسن والمساواء» (٢٧٣)، و «المستطرف» (٢/ ٩٦)، دون نسبة. وفي «العقد» (٣/ ٣٥) أن هذا البيت وآخر وُجِدا مكتوبَين بالذَّهب في جدارٍ من جُدُرِ بيت المقدس. وليسا في «أدب الغرباء».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies