acquise grâce à un élément extérieur à l’essence même de l’être humain ; qu’elle disparaisse en une seule nuit et son détenteur se réveillerait pauvre et démuni. La richesse qu’apporte la science, elle, n’a rien à craindre de la pauvreté ; au contraire, elle ne fait que s’accroître sans fin. C’est là, en vérité, la richesse la plus élevée (1). Comme on l’a dit :
« Je suis devenu riche, sans argent, indépendant de tous les hommes ;
car la plus haute richesse consiste à se passer d’une chose, non à la posséder. » (2)
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L’argent réduit en esclavage celui qui l’aime et le possède ; il fait de lui son serviteur, ainsi que l’a déclaré le Prophète : « Malheur à l’esclave du dinar et du dirham… » (3). La science, au contraire, l’asservit à son Seigneur et Créateur ; elle ne l’appelle qu’à l’adoration exclusive d’Allah.
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L’amour de la science et sa quête sont la racine de toute obéissance, tandis que l’amour de ce bas monde, de la fortune, et leur poursuite sont la racine de toute faute (4).
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La valeur du fortuné réside dans sa fortune, et la valeur du savant dans sa science. Le premier n’a d’estime que par son argent ; s’il le perd, il perd toute valeur et demeure sans considération. Quant au savant, sa valeur ne s’efface jamais ; elle se multiplie et croît continuellement.
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L’essence de la richesse appartient au même ordre que celle du corps, tandis que l’essence du savoir relève du même ordre que celle de l’âme, comme l’a dit Yûnus ibn Ḥabîb : « Ta science provient de ton âme, »