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Lorsque le possesseur d’une fortune meurt, sa richesse se sépare de lui, tandis que la science l’accompagne jusque dans sa tombe.
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La science gouverne la richesse, alors que la richesse n’exerce aucune autorité sur la science.
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La fortune échoit aussi bien au croyant qu’au mécréant, au vertueux qu’au dépravé ; la science utile, elle, n’échoit qu’au croyant.
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Les rois – et ceux qui leur sont subordonnés – ont besoin du savant, tandis que les seuls à dépendre du détenteur d’une fortune sont les indigents et les nécessiteux.
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L’âme s’élève et se purifie en acquérant la science ; c’est là sa perfection et sa noblesse. La richesse, en revanche, ne la purifie ni ne l’achève, ne lui ajoute aucune qualité de perfection ; au contraire, l’âme se rabaisse, devient cupide et avare lorsqu’elle s’emploie à amasser des biens et à y tenir. Son ardeur pour la science est l’essence même de sa perfection, tandis que son ardeur pour la richesse est l’essence même de son imperfection.
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La fortune pousse l’âme à la tyrannie, à l’orgueil et à la vanité, tandis que la science l’appelle à l’humilité et à l’accomplissement de la servitude envers Allah ; la richesse l’oriente vers les attributs des rois, la science vers ceux des serviteurs.
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La science est un portier (1) qui la fait accéder au bonheur pour lequel elle a été créée, alors que la richesse constitue un voile qui la prive de ce bonheur et s’interpose entre elle et lui (2).
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La richesse que procure la science est plus illustre que celle que procure l’argent ; en effet, la richesse pécuniaire n’est qu’une richesse