aucune lumière issue du savoir ne leur est parvenue, lumière grâce à laquelle ils pourraient distinguer le vrai du faux. Le Très-Haut dit : « Ô vous qui croyez, craignez Allah et croyez en Son Messager : Il vous accordera une double part de Sa miséricorde et placera pour vous une lumière avec laquelle vous marcherez » (57 : 28). Il dit encore : « Celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, à qui Nous avons donné une lumière pour cheminer parmi les gens, est-il comparable à celui qui demeure dans les ténèbres sans jamais en sortir ? » (6 : 122). Et : « Par elle, Allah guide ceux qui recherchent Son agrément vers les voies de la paix ; Il les fait sortir, par Sa permission, des ténèbres vers la lumière » (5 : 16). Et enfin : « Nous en avons néanmoins fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs » (42 : 52).
Lorsque le cœur est privé de cette lumière, il devient semblable à un égaré qui ne sait où se diriger ; dans sa perplexité et son ignorance du chemin menant à son but, il se met à suivre tout appel qu’il entend.
(1) Rien, dans leur cœur, de la science ne s’est fixé qui puisse le protéger des hérauts du faux ; or, quand la vérité s’installe dans le cœur, celui-ci s’en trouve fortifié et se garde de ce qui peut le léser et le perdre. C’est pour cela qu’Allah a qualifié l’argument fondé sur la science d’« autorité » (sulṭân), comme on l’a vu plus haut.
Le serviteur est affecté par l’obscurité de sa clairvoyance et par la faiblesse de son cœur ; mais dès que s’y établit une science utile, sa perspicacité s’illumine et son cœur se raffermit.
Ces deux principes – le savoir et la force – constituent les deux pôles du bonheur.
Le Tout-Puissant a d’ailleurs décrit par ces deux qualités le premier maître, Gabriel – que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui – lorsqu’Il dit : « Ce n’est qu’une révélation transmise, enseignée par un être puissant » (53 : 4-5). Et dans la sourate L’Éclipsée : « Ceci est bien la parole d’un noble Messager, doué de puissance auprès du Possesseur du Trône, solide dans sa fonction » (81 : 19-20). C’est ainsi qu’Il l’a qualifié