Il déclare encore : « Voici, rassemblées devant toi dans ce domaine, les grandes voies qu’emprunte l’intelligence humaine ; je te les ai exposées sous une forme condensée, en mentionnant leurs principes et leurs preuves, en privilégiant ce qui est juste et en réfutant ce qui est erroné. Il se peut que tu ne trouves pas, dans un autre ouvrage des auteurs, un exposé d’une telle ampleur ni une analyse aussi détaillée de ces écoles et de leurs fondements. »
Relèvent aussi de ces éloges les lignes placées à la fin de l’ouvrage dans les manuscrits (D, Q, T, Ṣ), copies anciennes dont certaines proviennent de l’exemplaire même de l’auteur et d’autres ont été collationnées sur celui-ci. La tournure du passage rappelle le style d’Ibn al-Qayyim ; on y lit : « Achèvement du livre intitulé Miftâḥ Dâr al-Saʿâda ; c’est un ouvrage précieux dont le compagnon de lecture ne se lasse point. Il recèle des merveilles inédites, des joyaux uniques qu’on ne trouve pas ailleurs, et des recherches qui mènent chaque science à son comble. Son titre correspond à son contenu, ses mots concordent à son sens ; car il contient un enseignement qui entraîne vers la demeure du bonheur. » (1)