Puis il dit : « Certains Anciens ont même refusé de compter parmi les hommes celui qui ne fait pas partie des gens de science.
Quant à la troisième catégorie, il s’agit de ceux qui se négligent eux-mêmes, se satisfont d’un rang vil et d’un état méprisable, relégués dans les bas-fonds les plus profonds, dans la déchéance ultime ; il n’existe, dans l’ignorance, degré plus bas que le leur, ni, dans la chute, abîme plus profond.
Quelle belle comparaison que de les assimiler à un troupeau d’animaux sans valeur ! C’est ainsi qu’on dépeint les plus vils et les plus méprisés des hommes.
Le terme raʿâʿ (populace) désigne ce qui est dispersé et épars, et le nâʿiq est celui qui pousse des cris ; dans le présent passage, il s’agit du berger. On dit : naʿaqa al-râʿî bi-l-ghanam, « le berger a crié après les moutons », c’est-à-dire qu’il les a interpellés. De là la parole du Très-Haut : « Le cas des mécréants est comparable à celui qui crie vers quelque chose qui n’entend que voix et appels : sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent pas. » (Al-Baqarah, 171) (1).
Nous signalerons seulement quelques-unes des leçons que renferme ce hadith :
• Sa parole ﷺ : « Les cœurs sont des réceptacles » : le cœur est comparé à un contenant, un vase ou une vallée, parce qu’il recueille aussi bien le bien que le mal.
• Dans un autre récit : « Allah possède, sur Sa terre, des vases : ce sont les cœurs ; les meilleurs d’entre eux sont les plus délicats, les plus fermes et les plus purs. » (2)