Abû Bakr al-Khatîb déclara : « Ce hadith relève de la catégorie hasan ; il compte même parmi les plus excellents quant au sens et les plus nobles quant à la forme. La classification des hommes qu’y opère l’Émir des croyants, au début du récit, est d’une justesse parfaite et d’une pertinence achevée : tout être humain, pourvu d’une raison intacte et exempt d’excuses, se retrouve nécessairement dans l’un des groupes qu’il a mentionnés ; il est soit savant, soit apprenant, soit indifférent au savoir et à sa quête, n’étant alors ni savant ni étudiant.
Le savant rabbanî est celui dont nul homme de mérite ne saurait dépasser le mérite, et dont aucun assidu ne saurait atteindre un rang supérieur. Le qualifier de rabbanî implique qu’il possède toutes les qualités qu’exige la science pour ceux qui la détiennent et qu’il est préservé de tout attribut qui leur serait contraire.
Dans la langue, le terme rabbanî désigne celui qui occupe le degré le plus élevé dans la science et la plus haute position en son sein.