Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

sont associés dans la récompense, tandis que le reste des gens ne sont qu’une populace sans aucun bien en eux. (1)

Cent-vingt-septième aspect : Abû Hâtim Ibn Ḥibbân rapporte dans son Ṣaḥîḥ (2), d’après Abû Hurayra, qu’il a entendu le Messager d’Allah dire : « Quiconque entre dans notre mosquée pour apprendre un bien ou l’enseigner est semblable à un combattant dans la voie d’Allah ; et quiconque y entre pour une autre raison est pareil à celui qui fixe ce qui ne lui appartient pas. »

Cent-vingt-huitième aspect : Le même auteur rapporte encore dans son Ṣaḥîḥ (3) l’histoire des trois hommes qui vinrent trouver le Messager d’Allah alors qu’il était assis au sein d’un cercle : l’un d’eux se détourna, un autre—par pudeur—s’assit derrière les gens, et le troisième trouva un espace libre dans le cercle et s’y installa. Le Prophète déclara : « Le premier s’est réfugié auprès d’Allah et Allah l’a accueilli ; le deuxième a éprouvé de la pudeur, et Allah a éprouvé de la pudeur à son égard ; quant au troisième, il s’est détourné, aussi Allah s’est détourné de lui. »

Ainsi, s’il ne revenait au chercheur de science d’autre avantage que celui-ci—qu’Allah l’accueille auprès de Lui et ne Se détourne pas de lui—, cela lui suffirait amplement comme distinction.

(1) Rapporté par Ibn al-Mubarak, Az-Zuhd, n° 543 ; ‘Abd Allah b. Ahmad, Zawa’id Az-Zuhd, n° 136 ; al-Bayhaqi, Al-Madkhal, n° 383, et d’autres encore. Voir aussi : Waki‘, Az-Zuhd, 3/836-838. (2) Rapporté par at-Tirmidhi, n° 368 ; Ahmad, 2/350 et 526 ; Ibn Majah, n° 227, etc. Al-Hakim l’a jugé authentique (1/91) et al-Dhahabi ne l’a pas contesté. Toutefois, le hadith est entaché : une chaîne plus solide l’attribue à Ka‘b al-Ahbar comme simple propos. Al-Daraqutni déclare dans Al-‘Ilal (10/381) que cette version « est la plus plausible ». Cf. également : Ibn ‘Adi, Al-Kamil, 2/275. Une autre voie, par Sahl b. Sa‘d (qu’Allah l’agrée), est faible ; al-Tabarani l’a rapportée dans Al-Kabir, 6/175. (3) Rapporté par at-Tirmidhi, n° 86 ; al-Bukhari, n° 66, et Muslim, n° 2176, d’après Abu Waqid al-Laythi.
شريكان في الأجر، وسائرُ الناس هَمَجٌ لا خير فيهم» (١). الوجه السابع والعشرون بعد المئة: ما رواه أبو حاتم ابن حبان في «صحيحه» (٢) من حديث أبي هريرة: أنه سمع رسول الله ﷺ يقول: «من دخلَ مسجدنا هذا ليتعلَّمَ خيرًا أو ليعلِّمَه كان كالمجاهد في سبيل الله، ومن دخلَه لغير ذلك كان كالناظر إلى ما ليس له». الوجه الثامن والعشرون بعد المئة: ما رواه أيضًا في «صحيحه» (٣) من حديث الثلاثة الذين انتهوا إلى رسول الله ﷺ وهو جالسٌ في حَلْقة، فأعرضَ أحدُهم، واستحى الآخرُ فجلسَ خلفهم، وجلسَ الثالثُ في فُرْجَةٍ في الحَلْقة؛ فقال النبيُّ ﷺ: «أما أحدهم فآوى إلى الله فآواه الله، وأمَّا الآخر فاستحيى فاستحيى الله منه، وأما الآخر فأعرضَ فأعرضَ الله عنه». فلو لم يكن لطالب العلم إلا أنَّ الله يؤويه إليه، ولا يُعْرِضُ عنه، لكفى به فضلًا.
(١) أخرجه ابن المبارك في «الزهد» (٥٤٣)، وعبد الله بن أحمد في زوائد «الزهد» (١٣٦)، والبيهقي في «المدخل» (٣٨٣)، وغيرهم. وانظر: «الزهد» لوكيع (٣/ ٨٣٦ - ٨٣٨) (٢) (٣٦٨)، وأحمد (٢/ ٣٥٠، ٥٢٦)، وابن ماجه (٢٢٧)، وغيرهم. وصححه الحاكم (١/ ٩١)، ولم يتعقبه الذهبي. وهو معلول؛ فقد روي من وجهٍ أصح عن كعب الأحبار قوله. قال الدارقطني في «العلل» (١٠/ ٣٨١): إنه «أشبه بالصواب». وانظر: «الكامل» لابن عدي (٢/ ٢٧٥). ورُوِي من حديث سهل بن سعد ﵁ بإسنادٍ فيه ضعف. أخرجه الطبراني في «الكبير» (٦/ ١٧٥). (٣) (٨٦)، والبخاري (٦٦)، ومسلم (٢١٧٦) من حديث أبي واقد الليثي.

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