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il y a cent degrés ; entre chaque degré, la course d’un cheval racé et bien entraîné durerait soixante-dix ans. (1)
Cette parole aussi a été rapportée en la rattachant (2) au Prophète, mais cette attribution est sujette à caution.
Cent-vingtième aspect : Harb rapporte dans ses Masâʾil (3), en l’attribuant au Messager d’Allah ﷺ : « Allah, le Très-Haut, rassemblera les savants le Jour de la Résurrection, puis Il dira : “Ô assemblée de savants ! Je n’ai déposé Mon savoir en vous qu’en raison de ce que Je connais de vous ; Je ne l’ai point placé en vous pour vous châtier. Allez, Je vous ai bel et bien pardonné.” »
Bien que ce hadith soit singulier, il est étayé par d’autres témoignages fiables.
(1) Abû Nuʿaym en a donné une version analogue dans Hilyat al-awliyâʾ, 3/365, d’après al-Zuhrî. — Ḥadr du cheval : l’allongement de son galop. — Tadmîr des chevaux : on les nourrit abondamment jusqu’à ce qu’ils engraissent, puis on les ramène à une ration normale ; on dit aussi qu’on leur fixe la selle et qu’on les couvre de caparaçons jusqu’à ce qu’ils transpirent, ce qui fait disparaître la graisse molle et raffermit leur chair ; de jeunes garçons légers les montent alors et les font courir sans brutalité, de sorte qu’une fois ce traitement accompli, on les préserve d’un essoufflement excessif pendant le ḥadr (Lisân al-ʿArab).
(2) Voir supra, p. 188.
(3) No 343, ḥadith mursal d’al-Ḥasan al-Baṣrî avec un texte voisin. — Rapporté par al-Ṭabarânî dans al-Ṣaghîr, 1/354 ; Ibn ʿAdî dans al-Kâmil, 4/111 — et, par sa voie, al-Bayhaqî dans al-Madkhal, 567 —, par Ibn al-Jawzî dans al-Mawḍûʿât, 511, et par Ibn ʿAbd al-Barr dans al-Jâmiʿ, 1/215, 217, entre autres, d’après Abû Mûsâ al-Ashʿarî. Ibn ʿAdî juge : « Ce ḥadith, avec cette chaîne, est faux. » — Il est également rapporté d’Abû Hurayra, Ibn ʿUmar, Jâbir, Thaʿlaba b. al-Ḥakam et Abû Umâma ou Wâthila b. al-Asqaʿ, avec des isnâd très faibles, incapables de renforcer le ḥadith ; cf. Silsilat al-aḥâdîth al-ḍaʿîfa, nos 867-868.
مئة درجة، بين كلِّ درجتين حُضْرُ الجواد المُضَمَّر سبعين سنة» (١).
وقد رُفِعَ هذا أيضًا (٢)، وفي رفعه نظر.
الوجه العشرون بعد المئة: ما رواه حربٌ في «مسائله» (٣) مرفوعًا إلى النبيِّ ﷺ: «يجمعُ اللهُ تعالى العلماءَ يوم القيامة، ثم يقول: يا معشر العلماء، إني لم أضَعْ علمي فيكم إلا لعلمي بكم، ولم أضَعْ علمي فيكم لأعذِّبكم، اذهبوا فقد غفرتُ لكم».
وهذا وإن كان غريبًا فله شواهدُ حِسَان.
(١) أخرجه بنحوه أبو نعيم في «الحلية» (٣/ ٣٦٥) عن الزهري.
وحُضْر الجواد: ارتفاعُه في عَدْوِه. وتضمير الخيل: أن تُعْلف حتى تسمن , ثم تردُّ إلى القوت. وقيل: أن تُشَدَّ عليها سروجُها وتجلَّل بالأجِلَّة حتى تعرق تحتها , فيذهب رَهَلُها ويشتدَّ لحمها , ويحمل عليها غلمانٌ خِفافٌ يجرونها ولا يَعْنفون بها , فإِذا فُعل ذلك بها أُمِنَ عليها البُهْرُ الشديد عند حُضْرها. «اللسان».
(٢) انظر ما تقدم (ص: ١٨٨).
(٣) (٣٤٣) من مرسل الحسن البصري بنحو لفظه.
وأخرجه الطبراني في «الصغير» (١/ ٣٥٤)، وابن عدي في «الكامل» (٤/ ١١١) ــ ومن طريقه البيهقي في «المدخل» (٥٦٧)، وابن الجوزي في «الموضوعات» (٥١١) ــ، وابن عبد البر في «الجامع» (١/ ٢١٥، ٢١٧)، وغيرهم من حديث أبي موسى الأشعري.
قال ابن عدي: «هذا الحديث بهذا الإسناد باطل».
ورُوِي من حديث أبي هريرة، وابن عمر، وجابر، وثعلبة بن الحكم، وأبي أمامة أو واثلة بن الأسقع، ﵃، بأسانيد ضعيفةٍ جدًّا لا يصلحُ شيءٌ منها لتقوية الحديث. انظر: «السلسة الضعيفة» (٨٦٧، ٨٦٨).