Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Cela diffère du fait que le serviteur cherche, lui, à apaiser son Seigneur, comme dans la parole d’Allah : « Même s’ils patientent, le Feu sera pour eux une demeure ; et s’ils cherchent l’apaisement, ils ne seront pas de ceux qui obtiennent l’apaisement. » [41 : 24]. Autrement dit, ils demandent que Notre blâme soit levé et que Nous leur accordions le pardon ; « ils ne seront pas de ceux qui obtiennent l’apaisement », c’est-à-dire qu’ils ne font pas partie de ceux dont le blâme est effacé. Une telle requête n’est bénéfique que dans ce monde et demeure vaine dans l’au-delà (1).

Cent-seizième aspect : ʿUmar — qu’Allah l’agrée — a dit : « La mort de mille adorateurs est plus légère que la mort d’un savant clairvoyant sur ce qu’Allah déclare licite et illicite. » (2)

Le sens de cette parole est que le savant, grâce à son savoir et à ses orientations, démolit tout ce que Satan tente de bâtir, tandis que l’adorateur ne profite qu’à lui-même.

Cent-dix-septième aspect : l’un des Anciens a déclaré : « Si un jour s’écoule sans que j’acquière un savoir qui me rapproche d’Allah, qu’aucune bénédiction n’accompagne le lever du soleil de ce jour. » (3)

On a également rapporté cette parole comme remontant au Messager d’Allah ﷺ (4), mais cette attribution est infondée ; il suffit qu’elle parvienne

(1) Voir à ce sujet un chapitre utile dans Bada'i al-Fawa'id, p. 1622. (2) Rapporté par Ibn ‘Abd al-Barr dans al-Jami‘, vol. 1, p. 128. (3) Je ne l’ai pas retrouvé ; il semble que l’auteur en ait attribué l’origine à un pieux prédécesseur par simple conjecture, comme l’indique la fin de sa remarque. (4) Rapporté par Ishaq, Musnad, vol. 2, p. 553 ; Ibn ‘Adi, al-Kamil, vol. 2, p. 79 et vol. 3, p. 294 ; al-Tabarani, al-Awsat, no 6636 ; Abu Nu‘aym, Hilyat al-awliya’, vol. 8, p. 188, et d’autres, d’après Aïcha. Ibn ‘Adi précise : « Ce hadith présente un texte réprouvé ; la chaîne passant par al-Zuhri est également réprouvée, et nul ne la transmet de lui si ce n’est al-Hakam. » Ibn al-Jawzi l’a rangé parmi les récits fabriqués dans al-Mawdu‘at, p. 460.
وهذا غير استعتاب العبد ربَّه، كما في قوله تعالى: ﴿فَإِنْ يَصْبِرُوا فَالنَّارُ مَثْوًى لَهُمْ وَإِنْ يَسْتَعْتِبُوا فَمَا هُمْ مِنَ الْمُعْتَبِينَ﴾ [فصلت: ٢٤]، فهذا معناه أن يطلبوا إزالةَ عتْبِنا عليهم والعفو، ﴿فَمَا هُمْ مِنَ الْمُعْتَبِينَ﴾ أي: ما هم ممن يُزالُ العَتْبُ عليه، وهذا الاستعتابُ ينفعُ في الدنيا دون الآخرة (١). الوجه السادس عشر بعد المئة: قال عمر ﵁: «موتُ ألف عابدٍ أهونُ من موت عالمٍ بصيرٍ بحلال الله وحرامه» (٢). ووجهُ قول عمر: أنَّ هذا العالِم يَهْدِمُ على إبليس كلَّ ما يبنيه، بعلمه وإرشاده، وأما العابدُ فنفعُه مقصورٌ على نفسه. الوجه السابع عشر بعد المئة: قولُ بعض السلف: «إذا أتى عليَّ يومٌ لا أزدادُ فيه علمًا يقرِّبني إلى الله تعالى، فلا بُورِكَ لي في طلوع شمس ذلك اليوم» (٣). وقد رُفِعَ هذا إلى رسول الله ﷺ (٤)، ورفعُه إليه باطل، وحسبه أن يَصِلَ
(١) انظر لهذا البحث فصلاً نافعًا في «بدائع الفوائد» (١٦٢٢). (٢) علَّقه ابن عبد البر في «الجامع» (١/ ١٢٨). (٣) لم أجده. وأحسبُ المصنف قدَّر نسبته إلى بعض السلف تقديرًا، كما يشير إلى ذلك آخرُ كلامه. (٤) أخرجه إسحاق في «مسنده» (٢/ ٥٥٣)، وابن عدي في «الكامل» (٢/ ٧٩ , ٣/ ٢٩٤)، والطبراني في «الأوسط» (٦٦٣٦)، وأبو نعيم في «الحلية» (٨/ ١٨٨)، وغيرهم عن عائشة. قال ابن عدي: «هذا حديثٌ منكر المتن، وهو عن الزهريِّ منكر، لا يرويه عنه غير الحكم». وأورده ابن الجوزي في «الموضوعات» (٤٦٠).

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