Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Cent-quinzième aspect : ʿUmar déclara : « Ô gens, attachez-vous à la science ; Allah — exalté soit-Il — possède un manteau qu’Il chérit. Quiconque s’engage dans une voie de science, Allah le revêt de Son manteau ; s’il vient ensuite à commettre un péché, Il lui demande réparation, afin de ne pas le lui retirer, et l’homme ne cessera de le porter jusqu’à sa mort. » (1)

J’ajoute : le fait qu’Allah demande réparation (istʿataba) à Son serviteur signifie qu’Il l’invite à L’apaiser, c’est-à-dire à faire disparaître le blâme qui pèse sur lui par le repentir, la demande de pardon et le retour à Lui. Sitôt qu’il revient vers Lui, le blâme est levé : il aura ainsi apaisé (aʿtaba) son Seigneur, autrement dit il aura ôté Son blâme, tandis que le Seigneur — exalté soit-Il — l’aura sollicité (istʿataba), c’est-à-dire Lui aura demandé de L’apaiser.

C’est dans ce sens qu’Ibn Masʿûd — lorsqu’un tremblement de terre secoua Koufa — déclara : « Votre Seigneur vous réclame réparation, alors apaisez-Le ! » (2)

Tel est l’istʿitâb qu’Allah nie dans l’au-delà lorsqu’Il dit : « Aujourd’hui, ils n’en sortiront point et il ne leur sera pas demandé d’apaiser (Notre blâme). » [45 : 35] Autrement dit, il ne leur sera pas demandé de supprimer le blâme qui pèse sur eux, car celui-ci ne peut être levé que par le repentir, lequel ne sert plus à rien dans l’au-delà.

(1) Ibn ʿAbd al-Barr le cite de manière suspendue dans al-Jâmiʿ (1/253), et al-Zabîdî l’attribue, dans Ithâf al-sâdati al-muttaqîn (1/140), au Manaqib ʿUmar d’al-Ismâʿîlî et d’al-Dhahabî. (2) At-Tabarî l’a rapporté dans son Tafsîr (17/478) avec une chaîne interrompue. Ibn Abî Shayba l’a également transmis dans al-Muṣannaf (2/472) par l’intermédiaire de Shahr b. Ḥawshab, sous forme de ḥadith mursal. Ibn Rajab juge, dans Fatḥ al-Bârî (9/246) : « Ce mursal est faible. » Ibn Abî al-Dunyâ le rapporte encore, par une autre voie, dans al-ʿUqûbât (no 18), sous forme muʿdal.
الوجه الخامس عشر بعد المئة: قال عمر ﵁: «أيها الناس عليكم بالعلم؛ فإنَّ لله سبحانه رداءً يحبُّه، فمن طلب بابًا من العلم رَدَّاهُ اللهُ بردائه، فإن أذنبَ ذنبًا استعتَبه؛ لئلَّا يَسْلُبه رداءه ذلك حتى يموت به» (١). قلت: ومعنى استعتاب الله عبدَه أن يطلبَ منه أن يُعْتِبَه؛ أي: يزيل عَتْبَه عليه بالتوبة والاستغفار والإنابة، فإذا أناب إليه رفع عنه عَتْبَه؛ فيكونُ قد أَعْتَبَ ربَّه، أي: أزال عَتْبَه عليه، والربُّ تعالى قد استعتبَه؛ أي: طلبَ منه أن يُعْتِبَه. ومن هذا قولُ ابن مسعود ــ وقد وقعت زلزلةٌ بالكوفة ــ: «إنَّ ربكم يستعتبُكم فأَعْتِبُوه» (٢). وهذا هو الاستعتابُ الذي نفاه سبحانه في الآخرة في قوله: ﴿فَالْيَوْمَ لَا يُخْرَجُونَ مِنْهَا وَلَا هُمْ يُسْتَعْتَبُونَ﴾ [الجاثية: ٣٥]، أي: لا يُطْلَبُ منهم إزالة عَتْبِنا عليهم؛ فإنَّ إزالته إنما تكونُ بالتوبة، وهي لا تنفعُ في الآخرة.
(١) علَّقه ابن عبد البر في «الجامع» (١/ ٢٥٣)، وعزاه الزبيديُّ في «إتحاف السادة المتقين» (١/ ١٤٠) إلى «مناقب عمر» للإسماعيلي والذهبي. (٢) أخرجه الطبري في «التفسير» (١٧/ ٤٧٨)، وفي إسناده انقطاع. وأخرجه ابن أبي شيبة في «المصنف» (٢/ ٤٧٢) عن شهر بن حوشب عن النبي ﷺ مرسلًا. قال ابن رجب في «فتح الباري» (٩/ ٢٤٦): «هذا مرسلٌ ضعيف». وأخرجه ابن أبي الدنيا في «العقوبات» (١٨) معضلاً من وجه آخر.

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