et l’illicite ; c’est encore par elle que l’on entretient les liens de parenté. Elle est la compagne dans la solitude, l’alliée dans la retraite, le guide dans la prospérité, le soutien dans l’adversité, le conseiller auprès des proches, le familier parmi les étrangers, le phare qui éclaire le chemin du paradis. Par elle, Allah élève des gens et les établit, dans le bien, chefs et maîtres que l’on imite : véritables éclaireurs de la vertu, on suit leurs traces, on scrute leurs actes. Les anges convoitent leur amitié et les frôlent de leurs ailes ; toute créature, humide ou sèche, implore pour eux le pardon — jusqu’aux poissons de la mer et à ses bestioles, aux fauves de la steppe et aux troupeaux, ainsi que le ciel et ses étoiles.
La science redonne la vie aux cœurs aveuglés, elle est une lumière pour les regards au milieu des ténèbres, une force pour les corps affaiblis ; grâce à elle, le serviteur atteint la demeure des pieux et les plus hauts degrés. La méditation qu’on lui consacre a la valeur du jeûne, son étude partagée celle de la prière nocturne. Elle est l’imâm de l’action, et l’action lui emboîte le pas ; les bienheureux en sont inspirés, tandis que les malheureux en sont privés. (1)
Cet athar est bien connu de Muʿâdh. Abû Nuʿaym l’a rapporté dans le Muʿjam (2), en le remontant jusqu’au Prophète ﷺ d’après Muʿâdh (3), mais cette chaîne n’est pas attestée ; il suffit qu’il s’arrête à