Ainsi, l’imâm al-Shâfiʿî déclara : « Rien, après les obligations, n’égale la quête du savoir. » (1) Ses disciples rapportent unanimement que telle est bien sa position.
De même, Sufyân al-Thawrî a tenu ces propos (2), et les hanafites les attribuent également à Abû Hanîfa (3).
Quant à l’imâm Aḥmad, trois versions ont été transmises de lui. La première affirme que la meilleure œuvre est la science (4). On lui demanda en effet : « Laquelle de ces deux occupations préfères-tu : veiller la nuit à copier ou accomplir une prière surérogatoire ? » Il répondit : « Ta copie, grâce à laquelle tu apprends les prescriptions de ta religion, m’est plus chère. » (5)
Al-Khallâl a cité, dans son ouvrage intitulé « Le Savoir », de nombreux passages où l’imâm Aḥmad fait primer la science. Parmi ses paroles figure celle-ci : « Les gens ont plus besoin de la science qu’ils n’ont besoin de nourriture et de boisson. » Nous l’avons déjà mentionné plus haut. (6)