Cent-sixième aspect. – Muhammad ibn Shihab al-Zuhri déclara : « On n’a pas adoré Allah par quelque chose d’aussi excellent que le fiqh. » (1)
Cette affirmation – et d’autres semblables – signifie que l’on ne saurait mieux adorer Allah qu’en se vouant au fiqh de la religion : l’étude approfondie elle-même devient un acte d’adoration. C’est dans ce sens que Muʿâdh ibn Jabal disait : « Attachez-vous au savoir, car le rechercher pour Allah est une adoration. » Nous rapporterons, si Allah le veut, l’intégralité de sa parole plus loin. (2)
On peut également l’entendre ainsi : aucune œuvre d’adoration n’égale celle qui est accompagnée de fiqh, car le juriste connaît les degrés des actes cultuels, ce qui les invalide, leurs obligations, leurs actes recommandés, ce qui les parachève ou les amoindrit.
Ces deux interprétations sont toutes deux valides.
Cent-septième aspect. – Sahl ibn ʿAbd Allah al-Tustarî a dit : « Celui qui veut contempler les cercles des Prophètes n’a qu’à regarder les cercles des savants. » (3)
Les savants sont en effet les successeurs des Messagers au sein de leurs communautés et les héritiers de leur science ; leurs assemblées sont donc les assemblées de la succession prophétique.
Cent-huitième aspect. – De nombreux imams ont explicitement affirmé que le meilleur des actes, après les obligations, est la quête du savoir.