— lorsqu’Il a dit : « Nûn. Par la Plume et par ce qu’ils consignent ! Par la grâce de ton Seigneur, tu n’es nullement fou ; pour toi, certes, il y aura une récompense jamais interrompue, et tu es, assurément, doté d’un caractère sublime. » ⦗Al-Qalam : 1-4⦘.
ʿÂʾicha (qu’Allah l’agrée) fut interrogée sur la conduite du Messager d’Allah ﷺ ; elle répondit : « Sa conduite était le Coran. » Le questionneur s’en contenta et déclara : « J’étais sur le point de me lever sans poser d’autre question après cela. » (1)
Telles sont donc ces vertus — et toutes celles qui leur ressemblent : elles constituent le fruit de l’arbre du savoir.
Quant à l’arbre de l’ignorance, il produit toute sorte de fruits hideux : la mécréance, la corruption, l’association, l’injustice, l’oppression, la transgression, l’impatience, la panique, l’ingratitude, la précipitation, la légèreté, l’emportement, la grossièreté, l’obscénité, l’âpreté au gain, l’avarice. C’est pourquoi l’on a pu dire de l’avarice qu’elle est « une ignorance assortie de mauvais soupçons » (2).
Parmi ses fruits encore : tromperie envers les gens, arrogance à leur égard, gloriole, prétention, suffisance, ostentation, quête de renommée, hypocrisie, mensonge, non-respect des promesses, dureté envers autrui, désir de vengeance, rendre le bien par le mal, prescrire le blâmable et proscrire le convenable, refuser les exhortations des conseillers, aimer autre qu’Allah, placer en lui son espoir, s’en remettre à lui, rechercher sa satisfaction plutôt que celle d’Allah et lui accorder la priorité sur l’ordre d’Allah ; feindre l’indifférence quand il s’agit du droit d’Allah, mais s’élancer pour défendre son propre droit, se fâcher pour soi-même et chercher à se faire justice : si l’on porte atteinte à ses droits, rien ne peut contenir sa colère avant qu’il ne se venge au-delà même de ce qui lui est dû, alors que, si les interdits d’Allah sont violés