Le troisième type : celui à qui la porte du savoir est ouverte, mais à qui est fermée celle de la résolution et de la mise en pratique ; il se situe donc au rang de l’ignorant, voire à un degré inférieur.
Dans un hadith remontant au Prophète : « Les gens qui subiront le châtiment le plus sévère au Jour de la Résurrection seront le savant dont Allah n’a tiré aucun profit de son savoir. » (1) Ce hadith a été confirmé par Abû Nuʿaym et d’autres.
Pour cet homme, l’ignorance eût été plus avantageuse et aurait allégé son châtiment : son savoir ne lui a apporté qu’un surcroît de calamité et de tourment. Et, malgré cela (2), nul espoir de réforme ne demeure pour lui : l’égaré qui ne connaît pas la route peut espérer y revenir une fois qu’il l’aperçoit ; mais celui qui la connaît et s’en écarte délibérément, quand pourrait-on encore espérer sa guidée ? Allah, le Très-Haut, dit : « Comment Allah guiderait-Il des gens qui ont renié la foi après avoir cru, attesté que le Messager est véridique et reçu les preuves évidentes ? Allah ne guide pas les gens injustes. » [La Famille d’Imrân : 86]
Le quatrième type : celui qui a reçu une part de résolution et de détermination, mais dont le capital de savoir et de connaissance est mince ; si toutefois il est aidé à prendre pour modèle un prédicateur appelant à Allah et à Son Messager, il fera partie de ceux au sujet desquels Allah dit : « Quiconque obéit à Allah et au Messager sera avec ceux qu’Allah a comblés de bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Quelle excellente compagnie ! Tel est le bienfait d’Allah, et Allah suffit comme Parfait Connaisseur. » [Les Femmes : 69-70]